Burkina Faso: Pascal Compaoré, maire de Ziniare, à propos des forces spéciales - « Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) revient sous une autre forme »

interview

Le 11 juin dernier, nous avions rendez-vous avec Pascal Compaoré, maire de la commune de Ziniaré. Ce jour-là, l'agenda de l'homme était très chargé avec notamment une rencontre dans le cadre de la gestion des dossiers du 11-Décembre prochain que la ville de Naaba Oubri doit abriter. Alors, décision a été prise de nous retrouver dans son bureau à 7h30. A 7h, nous étions déjà dans les locaux de la mairie. Pascal Compaoré, lui aussi, était déjà là et était à la tâche. Pendant une quarantaine de minutes, nous avons échangé avec lui sur plusieurs sujets. Lisez plutôt le contenu de notre entretien !

« Le Pays » : Quel est le quotidien d'un maire comme vous ?

Pascal Compaoré : Mon quotidien est simple comme celui de tout bon citoyen. C'est de se lever tôt parce que je suis jeune et donc, il n'y a pas de temps à perdre. Qui veut voyager loin ménage sa monture. Si tu as des ambitions et surtout si tu as un service comme le mien où il faut travailler à satisfaire la population, naturellement, il faut se lever tôt. Je vais à l'église le matin pour prier et demander l'assistance de mon Dieu. Après l'église, je viens directement au bureau pour gérer les instances, mes tâches et les audiences. Je n'ai pas de jours d'audiences car tous les jours, j'en accorde à ceux qui m'en sollicitent. Je gère tout ce qui est cérémonie et réunion et le soir, je rentre paisiblement chez moi pour m'occuper de ma famille. Voilà ainsi résumé, mon quotidien.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre quotidien en tant que maire ?

Depuis le 28 juin 2016 que j'ai pris fonction, la principale difficulté à laquelle je suis confronté, c'est la gestion foncière. La grande partie des audiences d'ailleurs que j'accorde, c'est pour résoudre des problèmes fonciers. S'il n'y avait pas ces problèmes fonciers, je pense que la gestion de la mairie serait pour moi comme une sinécure.

Vous parlez de problèmes fonciers. De quoi s'agit-il exactement ?

Il y a deux types de problèmes fonciers. Il y a le problème foncier urbain et le problème foncier rural. Le problème foncier urbain, c'est tout ce qu'il y a comme parcelles à gérer. Les doubles attributions de parcelles, des attributions dont la filiation est inexistante voire incomplète, l'inexistence de certains procès-verbaux d'attribution de parcelles et des erreurs matérielles sur les procès-verbaux,... Le problème du foncier rural concerne les villages. Vous savez, de nos jours, que les paysans, si je peux m'exprimer ainsi, n'ont de richesse que la terre. Avec la spéculation foncière, il y a des familles où un membre peut décider de vendre une portion de la terre familiale sans en informer les autres. De même, vous savez qu'il n'y a pas de limites administratives entre deux villages si ce ne sont les limites coutumières ou les limites naturelles qui, parfois, ne sont pas acceptées. Nous gérons des problèmes du genre. Sans oublier les promoteurs immobiliers qui arrivent et accaparent des trentaines, cinquantaines voire des centaines d'hectares. Cela peut constituer des problèmes inter-villages qu'il faut savoir gérer.

Selon vous, comment trouver des solutions au problème foncier qui est d'ailleurs une question nationale ?

Avec le nouveau ministre de l'Urbanisme, de l'habitat et de la ville (Me Bénéwendé Sankara, ndlr), je pense qu'il y a des décisions voire des instructions dans ce sens. Nous osons espérer que les gens vont poser sereinement le problème et y apporter sereinement des solutions parce que, quoi qu'on dise, on connait tous ceux qui sont derrière ces promoteurs immobiliers. C'est pour vous dire que le mal ou le ver est dans le fruit.

Que risque le Burkina Faso si l'on n'arrive pas à trouver des solutions adaptées à la question foncière ?

Il faut s'attendre à une crise sociale d'ampleur. Personnellement, j'ai bien peur. Quand vous arrivez à moins de 20km de Ziniaré, il vous sera difficile d'avoir une portion de terre. En 2016, j'ai eu énormément de difficultés pour avoir deux à trois hectares pour réaliser un cimetière. Je le redis, j'ai vraiment souffert pour trouver de l'espace. C'est pour vous dire qu'actuellement, les gens ont pris la terre comme de l'or. C'est leur seule richesse ; on la dilapide, on la vend. Ceux qui ont les moyens en profitent et viennent s'en accaparer. Il faut qu'on arrive à crever l'abcès pour soigner le mal et pour soigner le mal, il ne faut pas regarder les yeux du patient. Il faut le soigner comme il se doit.

Ziniaré se prépare à accueillir la fête du 11-Décembre. Déjà, quelle est l'ambiance générale ?

Le 22 août 2020, nous avons procédé au lancement des festivités sous la présidence du ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale de l'époque, Siméon Sawadogo. Dernièrement, nous avons procédé au lancement des travaux proprement dits. Ziniaré s'attend à ce que les travaux puissent se réaliser comme il se doit. Mais, pour le moment, l'ambiance n'est pas au summum parce que toutes les entreprises ne sont pas encore installées. C'est pour dire que les chantiers n'ont pas complètement démarré sauf ceux de la Cité des forces vives où un travail colossal est fait.

Pourquoi toutes les entreprises ne sont-elles pas encore en place ?

La question peut être posée à l'Agence de conseil et maîtrise d'ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain du Burkina (ACOMOD-Burkina) et l'Agence des travaux d'infrastructure du Burkina (AGETIB) parce que nous ne sommes que des bénéficiaires. Donc, tout ce qui est procédures liées au marché et autres, ne sont pas de nos prérogatives et nous n'en savons rien.

Et pendant ce temps, les délais courent. A la cérémonie de lancement des activités, les journalistes s'étaient inquiétés des délais des travaux !

Oui, les questions ont été pertinemment posées et des réponses pertinentes ont été apportées. Nous aussi, nous avions la compréhension que les entreprises ont un délai, jusqu'au 11 décembre, mais nous avons compris que les délais courent après le 11 décembre. Cela est intéressant et il faut en tenir compte. Au-delà des délais, il faut plus voir la qualité des infrastructures à réaliser. Comme on aime à le dire, mieux vaut parcourir deux kilomètres et arriver en bonne santé que de penser qu'on peut parcourir deux kilomètres et terminer à l'hôpital. Nous pensons que les entreprises concernées doivent s'y mettre pour qu'il y ait de la qualité.

« Nous allons doter notre Police municipale d'un nouveau siège »

Quelle sera la contribution du Conseil municipal ou de la mairie pour la réussite de la fête du 11-Décembre ?

Le conseil municipal n'est pas en marge des festivités. D'abord, pour le lancement des activités, le conseil municipal s'est pleinement impliqué en termes d'apport financier. Notre conseil a prévu des ressources pour faire des réalisations. Nous allons notamment réaliser trois salles de classes qui seront baptisées « Ecole du 11-Décembre ». Nous voulons réaliser des monuments dans la ville de Ziniaré. Nous allons travailler à ce qu'il y ait une belle décoration de la cité et déjà, des dispositions sont prises. Quand vous parcourez la ville de Ziniaré aujourd'hui, il y a de la propreté et des actions restent à mener. Nous allons doter notre Police municipale d'un nouveau siège. Nous avons rencontré les forces vives de la commune, résidant à Ziniaré ou ailleurs, le 24 octobre 2020, pour leur présenter ce que nous offrons comme opportunités et ce que nous attendons d'elles comme engagements pour la réussite de la fête.

Il y a aussi la mobilisation foncière parce qu'il faut trouver de la place pour la Salle polyvalente, la Place de la Nation, la Cité du 11-Décembre et la Cité des forces vives. Dans notre Plan communal de développement, nous avons inscrit, depuis 2016, l'organisation du 11-Décembre. Nous avions déjà fait des propositions et nous avons essayé de les acter. Voilà pourquoi nous avons pu mobiliser plus 224 hectares pour la cité des forces vives. En tant que président de la Commission ad hoc, je puis dire que nous avons traité tout ce qui est souscriptions, tout ce qui est attributions aux forces vives pour la construction de la Cité.

A ce jour, nous avons près de 662 parcelles dégagées. Ce soir (11 juin 2021, ndlr), sous la présidence de Mme le gouverneur de la région du Plateau central, nous allons remettre les fiches de cession provisoire aux propriétaires terriens pour que les uns et les autres puissent être dédommagés. Au-delà de tout, nous nous sommes dit que rien de beau et rien de viable ne peut se faire sans la concertation. Voilà pourquoi nous avons essayé de discuter avec les populations autour d'un certain nombre de vérités.

De quelles vérités parlez-vous ?

Celles de dire aux populations ce qu'on peut faire et ce qu'on ne peut pas faire. En matière de mobilisation foncière, il faut dire la vérité ; dire aux gens ce que les textes prévoient, ce que les ministères concernés donnent comme mesures d'accompagnement et ce qui peut être fait pour elles. Sur la question des dédommagements par exemple, on s'est entendu sur 5 parcelles à l'hectare. Nous précisons que nous travaillons à ce que ceux qui résident sur ces terrains puissent y résider en attendant de leur trouver une autre trame pour les accueillir.

« Nous sommes la dernière région à abriter ces festivités et nous tirerons leçon de tout ce qui a été fait chez les autres pour apporter quelque chose d'original »

Vous entendez faire de ce 11-Décembre « du jamais vu». Qu'est-ce à dire ?

Ce slogan a été naturellement donné par les ancêtres de la ville. Ziniaré veut dire « du jamais vu ». Historiquement, ce 11-Décembre va donc répondre au nom de la ville. La région du Plateau Central en général et Ziniaré en particulier ont des particularités. Première particularité, c'est la proximité avec Ouagadougou. Deuxième particularité, nous avons deux chefs d'Etat qui en sont ressortissants. Ces particularités sont des forces pour nous et nous devons travailler à faire les choses en grand. Nous avons la chance que les forces vives des trois provinces de la région, jusqu'à preuve du contraire, s'entendent très bien. « Du jamais vu » aussi parce que nous sommes la dernière région à abriter ces festivités et nous tirerons leçon de tout ce qui a été fait chez les autres pour apporter quelque chose d'original.

A propos des deux chefs d'Etat, vous parlez certainement de Roch Marc Christian Kaboré, l'actuel président du Faso, et de son prédécesseur, Blaise Compaoré en exil en Côte d'Ivoire. Avez-vous une invite particulière à leur adresser à l'occasion de ce 11-Décembre ?

La commémoration tournante a été décidée au temps de Blaise Compaoré. Nous avons eu la chance que pour Ziniaré, c'est le président Roch Marc Christian Kaboré qui va présider les festivités. Alors, c'est une chance pour nous. Je souhaiterais une conciliation des cœurs et que les deux présidents se retrouvent ensemble à cette commémoration pour une cérémonie historique. C'est l'un des souhaits de toutes les filles et de tous les fils de la commune de Ziniaré.

Souhaitez-vous que le président Blaise Compaoré participe à la cérémonie du 11-Décembre au nom de la réconciliation nationale ?

Nous l'avons souhaité depuis longtemps et je pense que le président Roch lui-même l'a promis dans son programme lors de la campagne électorale. Il y a un ministère qui a été créé et travaille dans ce sens.

Le 11-Décembre sera « du jamais vu ». Concrètement, qu'est-ce qui fait ou fera la différence avec les autres ?

Il y a deux faits majeurs qui se sont passés. Le premier fait, c'est le lancement des activités. On n'a jamais lancé les festivités du 11-Décembre à l'année N-1. Nous l'avons fait. On n'a jamais fait un 11-Décembre avec un parrain. Nous l'avons fait avec Sa Majesté Naaba Panantugri (Me Pacéré Titingua, ndlr) qui fait des conférences mensuelles sur l'histoire des peuples de la région. Par ailleurs, nous avons fait le tour de la région avec le flambeau du 11-Décembre. Nous avons visité plus de 15 communes avec Mme le gouverneur. Ça, c'est du jamais vu. Dans aucune région, on n'a fait le tour avec ce flambeau pour susciter l'adhésion populaire. Les innovations sont nombreuses et nous allons les dérouler bientôt.

Pour revenir à la question de la réconciliation nationale, quel est, selon vous, le meilleur schéma pour y parvenir ?

J'ai toujours dit que pour la réconciliation nationale, il faut un plat salade. Il faut réunir tous les ingrédients. Je n'ai pas la prétention de faire des suggestions au ministre chargé de la question mais je dis, en tant que citoyen, qu'il faut accepter d'associer tous les acteurs, de l'intérieur comme de l'extérieur, de tous les bords et de tous les camps, et surtout en mettant de côté l'orgueil et l'égocentrisme pour ne considérer que l'intérêt national. Nous avons été à Kaya pour voir les outils qui sont en train d'être élaborés pour la politique nationale en matière de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Nous avons d'ailleurs un point focal à ce niveau, qui est en train de collecter les informations. Je pense qu'il faut patienter pour voir ce qui peut être fait mais nous souhaitons que la réconciliation se fasse le plus tôt possible parce que le Burkina Faso a mal.

Lors d'un point de presse du gouvernement, le ministre Zéphirin Diabré a dit que tous les exilés politiques ou considérés comme tels, peuvent rentrer au bercail mais que ceux qui ont des problèmes avec la Justice, doivent aller voir le juge. Quel commentaire vous inspire cette sortie du ministre ?

Je pense que c'est normal qu'il parle ainsi. Du moment où le ministre lui-même a changé de bord, le langage aussi change. Car, lors de sa campagne, Zéphirin Diabré ne tenait pas le même langage. Mais il faut dire qu'exilé n'est pas égal à exilé. C'est pour vous dire que tous les exilés ne peuvent pas être traités de la manière parce qu'ils sont des exilés. C'est vrai que ceux qui vont rentrer et qui ont des problèmes avec la Justice, doivent répondre devant le juge. Mais et ceux qui sont à l'intérieur du pays, qui doivent répondre à la Justice et qui n'ont pas encore répondu ? Ils sont nombreux. Ils ne sont pas exilés mais ils n'ont pas encore répondu devant le juge.

Comment avez-vous accueilli la mise en accusation de Blaise Compaoré dans l'affaire Thomas Sankara ?

Sans surprise. Quand vous regardez toute la procédure, elle ne pouvait que conduire à cela.

Selon vous, comment faire revenir Blaise Compaoré au Burkina dans les conditions de réconciliation tout en n'occultant pas la question de la Justice ?

Je pense qu'il y a plusieurs cas, dans certains pays, dont on peut s'inspirer. Même au plus haut niveau, on prend le Rwanda comme une référence. Et même au Burkina, on a des instruments ou des cadres traditionnels qui nous permettaient d'aller à la réconciliation. Je pense que pour que le président Blaise Compaoré revienne, le président du Faso, Roch Kaboré, a plusieurs possibilités et il n'a qu'à utiliser une de ces possibilités que la Constitution lui confère. Je pense qu'il faut éviter des situations où la réconciliation est utilisée comme un gagne-pain comme on l'a fait avec le dossier Thomas Sankara.

Ce début du mois de juin a été dramatique pour le pays sur le plan sécuritaire. Plus de 130 Burkinabè ont été tout dernièrement massacrés à Solhan dans le Sahel. Quel commentaire vous inspire cette situation ?

On a tous été attristés. Ça fait mal. Une vie qui tombe est toujours une peine. Personne ne peut se réjouir d'un tel massacre. Quand on voit que ce sont des frères, des sœurs, des parents qu'on massacre de la sorte, je pense que la peine ne peut qu'être indicible. On se demande à quand la fin et que faire.

Que faire, selon vous ?

Si on a juré qu'on va assurer la sécurité de la population, l'intégrité du territoire, il faut s'assumer parce qu'on a les moyens nécessaires pour mettre fin à cette tragédie. Tantôt on dit qu'on a atteint des résultats ; on nous montre comme des trophées de guerre des véhicules et des armes saisis et deux ou trois semaines après, c'est le chaos total, c'est la désolation. Nous avons constaté que le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) revient sous une autre forme et nous espérons qu'on pourra atteindre désormais des résultats.

Qu'est-ce qui vous fait dire que le RSP est de retour ?

Le président vient de prendre un décret portant création d'une entité appelée Forces spéciales (FS) qui ne dit pas son nom. Vous voyez qu'on quitte la cage, on fait 5 ou 6 ans et on revient à la cage.

« Je pense que le RSP est de retour »

Voulez-vous dire que les Forces spéciales sont une duplication du RSP ?

Je n'ai pas encore dit cela mais allez-y comprendre. On a des unités spéciales d'intervention qui sont déjà là. Pourquoi alors créer des Forces spéciales ? Dans tous les cas, que ce soit pour régulariser ou pour activer l'existence de ces Forces spéciales, comme les uns ou les autres l'estiment, je pense que le RSP est de retour.

Si vous étiez en face du président du Faso, que lui diriez-vous sur cette question sécuritaire ?

Juste quelques mots. En premier lieu, qu'il écoute davantage son cœur parce que je sais qu'il est un père avec un cœur aimant. Je sens qu'il saigne à son niveau et donc, il n'a qu'à écouter son cœur et agir en conséquence. En second lieu, revoir sa décision, c'est-à-dire qu'il doit confier les ministères-clés de la Défense et de la Sécurité à des hommes de terrain.

Voulez-vous dire que les hommes qui les occupent actuellement, ne sont pas à la hauteur ?

Celui qui est à la hauteur de sa tâche, c'est celui qui produit des résultats positifs. Allez-y constater vous-mêmes.

Un dernier commentaire pour conclure notre entretien !

C'est d'abord souhaiter une bonne saison pluvieuse à nos paysans. Nous sommes en début de saison des pluies et l'une des caractéristiques de la population de Ziniaré, c'est qu'elle est rurale. On a plus du tiers de la population qui vit en milieu rural. Je souhaite également que cette année soit celle de la réconciliation nationale. Je vais terminer en souhaitant bon courage au président du Faso pour aboutir à des résultats satisfaisants dans la lutte contre le terrorisme.

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