Sénégal: Trafic de la peau de Leopard - 2 nouvelles saisies, 10 en cinq mois

2 peaux de léopard ont été reprises à des braconniers au Parc national de Niokolo Koba, samedi 12 juin. Une saisie qui porte à 10 le nombre recensé ces cinq derniers mois. Un communiqué de laDirection des Parcs nationaux parvenu à notre Rédaction hier, mardi15juin, en a faitl'annonce.

«Le samedi 12 juin 2021 une nouvelle opération d'arrestation a été organisée parle service régional des Parcs Nationaux de Tambacounda, avec le Commissariat Central de Kédougou et l'appui du projet Eagle Sénégal. C'est ainsi que 3 présumés trafiquants de peaux de léopard ont été interpellés dans un restaurant de la place en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de commercialisation de 2 peaux de léopards ».

Cette annonce est d'un communiqué de la Direction des Parcs nationaux parvenu à notre rédaction hier, mardi 15 juin. Selon le document le léopard est une espèce de faune intégralement protégée au Sénégal, notamment parl'article L32 du Code de la chasse et de la protection de la faune, ainsi que par la Convention de Washington, Cites qui réglemente le commerce international d'espèces protégées et que le Sénégal a ratifié et se doit de faire appliquer sur l'ensemble du territoire national.

La saisie de ces 2 nouvelles peaux porte à 10, le nombre saisi dans le Sénégal oriental ces 5 derniers mois. Les Parcs nationaux s'indignent de la pratique car, rappelle la source, la survie de cette espèce est fragile au Sénégal et dans toute la sous-région. Les braconniers utilisent de cruelles méthodes pour piéger les bêtes. «D'après les investigations et les aveux des interpellés, les braconniers utilisent des moyens plus discrets et plus silencieux que les armes à feu, pour ne pas attirer l'attention des patrouilles anti-braconnage du ministère de l'Environnement ou des villageois. Ces méthodes consisteraient, entre autres, à empoisonner les léopards et les lions avec des substances chimiques mortelles utilisées en agriculture, dissimulées dans de la viande de bœuf mise à disposition des grands fauves. Ce qui les incite à détourner leur chasse naturelle vers des animaux domestiques par la suite.», explique le document.

Ensuite, d'après le communiqué, «la viande serait aussi déposée dans des pièges refermables, dans lesquels ils se font prendre par le cou, une patte, et meurent ensuite progressivement de déshydratation et de faim, ou pire, une fois rendus faibles, sous les coups de bâtons des braconniers».

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