Sénégal: Installation des gazons des stades - Un spécialiste prône le recours à l'expertise locale

Dakar — L'ancien directeur de l'école d'horticulture de Cambérène (Dakar), Mael Sylla, appelle les autorités sportives nationales à faire confiance à l'expertise locale pour l'installation et la gestion des gazons des stades nationaux.

"Avec notre école d'horticulture, il y a suffisamment de techniciens supérieurs et techniciens horticoles formés pour prendre définitivement en charge le problème du gazon qui se pose avec acuité ces dernières années dans notre pays", a dit l'ancien pensionnaire et directeur des études de la structure de formation, dans un entretien avec l'APS.

Toutefois, pour réussir à installer du gazon, il faut, en plus de l'expertise, disposer du matériel nécessaire, selon l'ancien chef de la division Espaces verts urbains au ministère de l'Urbanisme.

Dans un passé récent, rappelle M. Sylla, ce sont les étudiants de de l'école d'horticulture de Cambérène qui s'occupaient de la pelouse du stade Demba Diop sous forme de travaux pratiques.

Pourtant, cette aire de jeu a vécu longtemps sans avoir besoin de grand changement, fait-il observer.

"Aussi, la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor a été posée par un technicien sénégalais (un certain Ndiath, décédé) formé à l'école d'horticulture", a rappelé l'ancien directeur de l'établissement.

Selon lui, aussi longtemps que la gestion du gazon était assurée par Cheikh Ndiaye, actuellement à la retraite, il y avait moins de problème.

Mael Sylla est d'avis que des entreprises sénégalaises ayant pignon sur rue peuvent s'occuper valablement et régler définitivement le problème du stade Lat-Dior de Thiès, où le Sénégal espère jouer les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 en septembre prochain.

"On ne peut pas se permettre un arrosage manuel (tuyaux) dans un stade, il faut de l'automatique", martèle M. Sylla, qui dit travailler avec l'ancien président de la section de football de la Jeanne d'Arc de Dakar, Mamadou Diop, dans une entreprise s'occupant de la mise en place et de la gestion des espaces verts.

Mael Sylla signale à ce sujet avoir été chargé de l'engazonnement du terrain de l'école américaine située sur la corniche ouest de Dakar.

"Nous nous sommes occupés du stade Assane-Diouf, un terrain d'entraînement lors de la CAN Sénégal 1992", a-t-il rappelé.

Il estime qu'il ne sera pas nécessaire de tout enlever si on veut y jouer rapidement au stade Lat Dior.

"Avec les outils modernes, avec le soleil et la pluie en été, il est possible de tout reprendre (creuser et décaper) et refaire une bonne pelouse en trois mois", a-t-il assuré.

Il indique néanmoins qu'il faut s'assurer, sur place, que la fondation est bonne.

"Si la fondation est bonne, on peut apporter des correctifs et avec une bonne prise en mains (fertilisation et arrêt des matchs) et un bon entretien, on peut présenter une pelouse cohérente en un mois", a-t-il dit.

Il souligne la nécessité de recruter aussi "du personnel qualifié", comprenant notamment un technicien horticole et des ouvriers spécialisés.

Au total, pour que cette infrastructure demeure praticable, il faut le recrutement d'une dizaine de personnes entre les spécialistes et les ouvriers qualifiés, a-t-il dit.

Il est revenu sur le problème du stade Lépold-Sédar-Senghor fermé à la compétition, notant que jusqu'à une période récente, il n'y avait que des arroseurs en lieu et place des techniciens qualifiés.

Sadio Mané, la star des Lions, s'est ému récemment de la mauvaise qualité de l'aire du stade Lat-Dior de Thiès abritant les matchs de la sélection sénégalaise.

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