Burkina Faso: Vaccination contre la Covid-19 - « Les effets secondaires liés à la vaccination sont bénins », Saïdou Zèba, responsable de la vaccination dans la région du Centre

Le responsable de la vaccination au niveau de la région du Centre, El hadj Saïdou Zèba, invite les Burkinabè à aller se faire vacciner.

Le 2 juin dernier, le gouvernement a lancé la vaccination contre la COVID-19. Deux semaines après le démarrage de la vaccination, une équipe de Sidwaya a fait le constat du déroulement de l'opération, le mardi 15 juin 2021 sur les sites des centres médicaux urbains de Baskuy et de Pogbi dans l'arrondissement 2 de Ouagadougou.

«Le fait de voyager beaucoup, il me fallait chaque fois réaliser les tests de dépistage contre la COVID-19. Maintenant que je me suis fait vacciner, cela globalise tout », lance Boukari Salif Ouédraogo, après avoir reçu sa première dose d'Astra Zeneca, en cette matinée du mardi 15 juin 2021, sur le site du Centre médical urbain (CMU) de Pogbi, au secteur 10, de Ouagadougou. Eliane Compaoré/Nacoulma, une autre citoyenne, est venue aussi pour la même cause, parce qu'elle estime que se vacciner, c'est éviter d'être contaminé par la maladie, mais également protéger les autres. « C'est une opportunité qui nous a été donnée de nous protéger. Nous ne devons pas plaisanter avec la maladie», confie Thierry Somda, un citoyen venu se vacciner.

Si ces derniers font partie des personnes éligibles pour la première étape de la vaccination, il y a ceux qui n'ont pas l'âge requis et qui souhaitent se faire vacciner. C'est le cas de Serge Ilboudo.

«Je suis venu pour m'informer sur la vaccination contre la COVID-19 parce que je voyage régulièrement. Malheureusement, on m'a dit que je n'ai pas l'âge requis pour être vacciné», regrette-t-il. Il faut assouplir la mesure d'âge, plaide-t-il.

Débutée, le 2 juin 2021, la première phase de la campagne de vaccination concerne les personnes âgées de 55 ans et plus, avec ou sans comorbidité et les agents de santé. « Nous recevons des clients qui manifestent le besoin parce qu'ils veulent voyager, mais nous expliquons que nous aussi, nous avons reçu des directives », indique le coordonnateur des unités de soins du centre médical urbain de Pogbi, Sansan Da. De son avis, son centre, où la vaccination est effective depuis le 4 juin, enregistre en moyenne 15 personnes par jour.

« Depuis que nous avons commencé ce sont 93 personnes qui sont passées se faire vacciner », relate-t-il. Au niveau du centre médical urbain de Baskuy, le médecin-chef du district, Dr Kadiatou Zoungrana, estime qu'il y a un peu d'engouement parce que tous les jours, ils reçoivent des personnes qui viennent pour se faire vacciner.

« Nous sommes autour d'une dizaine de personnes par jour. C'est en deçà de ce qu'on espérait, mais de façon générale, on trouve qu'il y a de l'espoir », fait-elle savoir.

Selon le responsable de la vaccination au niveau de la région du Centre, Saïdou Zèba, à la date du 15 juin 2021, sur les 32 sites activés dans la région, on enregistre 2 738 personnes vaccinées contre la COVID-19. Parmi elles, des agents de santé vaccinés au nombre de 660, un chiffre selon lui qui n'atteint pas un tiers de leur effectif au niveau de la région. « De mon point de vue, les chiffres sont encore faibles », déplore-t-il.

Des effets secondaires bénins

Le coordonnateur des unités de soins du centre médical urbain de Pogbi, Sansan Da, estime qu'il faut poursuivre la sensibilisation auprès des populations pour qu'elles puissent adhérer.

Cependant, M. Zèba reconnaît que l'un des faits qui justifient ces résultats peut être la psychose des populations car, le vaccin avait été décrié sur la toile. « Même quand je venais pour me faire vacciner, mon épouse ne voulait pas, mais pourquoi avoir peur ? », s'est interrogé, Boukari Salif Ouédraogo, âgé de 58 ans.

Le responsable de la vaccination, M. Zèba, rassure que les effets secondaires liés à la vaccination sont bénins.

Ils peuvent être des effets immédiats où la personne peut sentir une douleur ou une fièvre appelée manifestions adverses postes injection.

Sur le nombre de personnes ayant reçu le vaccin dans la région du Centre, on compte 41 effets mineurs et 45 effets tardifs pouvant attendre parfois le lendemain, précise-t-il. «Ce sont des cas qui ont été traités sur place avec du paracétamol », mentionne-t-il. « Aussi bien au niveau de la région du Centre qu'à l'échelle du pays, nous n'avons pas enregistré de cas de décès ni un cas qui a nécessité une hospitalisation », poursuit-il. M. Zèba, invite la population à se faire vacciner, car dit-il, c'est une opportunité que l'Etat offre et elle doit travailler à ce qu'elle soit bénéfique.

« Je peux vous assurer que le vaccin Astra Zeneca, c'est le meilleur vaccin », indique-t-il. Le responsable de la vaccination annonce par ailleurs que des plaidoyers sont en train d'être faits à travers la création de nouveaux sites pour une adhésion de la population.

« On n'avait pas ouvert la vaccination au niveau de la population, mais c'est en train d'être fait. Donc, tous ceux qui ont 20 ans et plus peuvent maintenant se rendre sur les sites pour se faire vacciner », informe-t-il.

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