Maroc: Portrait - Nawal Montassere entre peinture et poésie

Nawal Montassere est née le 18 décembre1973 à Rabat au Maroc, où elle a vécu jusqu'à ses 19 ans, avant de s'installer à Paris en France. Ses toiles, très appréciées, révèlent un univers surréaliste marqué entre l'ombre et la lumière, l'immobilité et la fugacité. Sans nul doute parce que c'est le fruit du génie d'une poétesse.

C'est à l'âge de 14 ans que Nawal Montassere découvre l'amour de l'écriture par la sensibilité à la lecture. En s'imprégnant des mots des autres, elle est allée jusqu'à chercher et forger les siens. « L'âge adolescent a suscité beaucoup de questions entre autres existentielles, un âge peu docile où la solitude a creusé l'écart avec la société me laissant seule avec mes écrits. Une sorte de maturité sensible qui défie la loi de la tristesse en trouvant refuge dans la poésie », confie-t-elle.

« L'écriture est devenue une alliée solide et solidaire qui proposait la libération et le libre arbitre. Les mots sont une légende extraordinaire qui questionne la nature humaine, la poésie est créatrice, médiatrice c'est donc ce rapport aux mots qui a fait émerger cette envie incontrôlable d'écrire. Écrire pour exister au-delà des barrières qui séparent les peuples. Ecrire pour ne jamais se taire... », a-t-elle poursuivit.

Son livre intitulé « Brèves de contexte » est un recueil de poésie qui traite de l'humanité. Un livre qui pose la question de l'individu et de son environnement. Histoire de nature humaine fourvoyée et incertaine, composée en trois parties : « Brèves de contexte, titre éponyme à l'œuvre » ; « La marge humaine » ; et « Tout compte fait ».

Le premier chapitre, « Brèves de contexte », plonge son lecteur dans les méandres de l'histoire des races, de l'humanité et de ses désaccords, du cœur avec ses périls et ses victoires, ses batailles sans répit, ainsi que la jungle urbaine et ses menaces...

« La marge humaine » décrit les peines du Millénaire, du capitaliste projet qui détruit les faunes. Elle pose le sujet des guerres des vendettas et de l'embargo sur les Etats. La poésie comme souffle de vie qui attise la compréhension de l'instinct du monde en proie à sa condition.

« Tout compte fait » met en scène le monde en perte de ses libertés, un monde en peine, arrogant, divisé entre guerres et terres. C'est l'histoire de nos réalités abruties, la vie, la mort, la renaissance spirituelle qui façonne l'individu. Devant la mort qui met un terme à ses idées, la poésie offre l'espoir d'un jour meilleur, un jour sous de nouveaux auspices. « L'espoir fait vivre le pays des hommes, loin des forces obscures qui nous divisent, universelle terre, nous avons les mots pour ne jamais se taire », clame la poétesse.

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