Congo-Brazzaville: Musique - Dom : « J'ai un but à atteindre : emmener le drapeau du Congo à l'international »

Derrière son air doux et réservé, c'est un tempérament de feu qui caractérise Brenda Winsdome Mouangal, 22 ans, rappeuse.

On la découvre lors de la campagne « Tosala » en mars dernier, où elle marque de sa voix et son empreinte le clip qui condamne les violences faites aux femmes. Zoom sur cette tête de mule, déterminée à inscrire sa musique à l'international.

Le regard bienveillant et le discours plein de maximes et de sagesse séduisent au prime abord. En effet, impossible de ne pas succomber au charme de Brenda Winsdom Mouangal, connue sur scène sous le nom de « Dom ». « Au départ, j'écrivais des textes que je confiais uniquement à mon entourage, même mon père n'était pas au courant. Militaire, mon père acceptait volontiers que je fasse du sport, parce que dans la famille mes tantes ont joué au basket, mais faire la musique, il n'en était pas question!», a expliqué la jeune fille.

En 2019, quand elle sort son premier son, personne dans sa famille est au courant et c'est plus tard que son père l'apprend. « Il l'a plutôt bien pris peut-être parce que le son avait été bien accueilli par le public », a informé la jeune fille qui se sent pousser des ailes à la suite de la réaction de son père et aussi à l'obtention de ses deux bacs : général et technique la même année. Dès lors, l'aventure ne s'est plus arrêtée.

Pour sortir du lot, la jeune fille n'est pas dans les clichés. Faire de la musique pour Dom, ce n'est pas tombé dans le commercial. « On devrait chanter pour inspirer les autres de façon positive, et non pour plaire ou impressionner par des paroles et chorégraphies obscènes, ou par la violence», estime l'artiste , qui pense que ce qui lui arrive est le fruit de ses prières. « Dieu est le plus grand producteur, il connaît tout le monde, s'il faut que j'ai de gros contrats, ça va arriver », a-t-elle avancé avec assurance.

Paillettes un jour, authenticité toujours telle est donc la devise de Dom qui croit que « la visibilité est nécessaire pour une carrière mais elle n'est pas le but à atteindre, vu que le succès mal maîtrisé a tendance à baisser le travail des artistes ». Depuis le début du mois en cours, Dom s'est lancée dans une série de freestyles, le premier est en ligne depuis le 5 juin sur « dom_trounwar », sa page Instagram. « j'ai décidé d'en faire tout au long de ce mois en l'honneur de la fête de la musique », a révélé l'artiste.

Soucieuse du détail et de bien faire, Dom est déterminée à inscrire sa musique dans une modernité intemporelle. « Quand mon père a vu le clip de « Tosala », il était fier. C'est la même réaction qu'il avait l'année où j'ai obtenu mes deux bacs ; il en parlait à ses amis, à la famille. Jamais je ne pourrai faire marche en arrière, j'ai un but à atteindre : celui d'emmener le drapeau du Congo à l'international », a conclu l'artiste.

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