Sénégal: Célébration de la 31ème journée de l'enfant africain à la mairie de Dakar - Une exposition photos sur le retrait des enfants de la rue, en contexte de Covid-19

La date du 16 juin marque un souvenir poignant, car commémorant le jour (le 16 juin 1976) où des enfants ont été massacrés en Afrique du Sud alors sous le régime de l'apartheid. La 31ème édition de cette journée a été l'occasion pour la mairie de Dakar et ses partenaires comme l'Unicef, le haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et Save the Children, d'organiser une exposition de photos qui retrace le retour des enfants dans le cadre de l'initiative «zéro enfant dans la rue» dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

À l'occasion de la 31ème Journée de l'enfant Africain, consacrant le lancement de la semaine nationale de l'enfant, célébrée hier, mercredi 16 juin 2021, la Ville de Dakar, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (Hcdh) et save the Children, a organisé hier, dans les locaux de la mairie de Dakar, une exposition de photos qui retrace le retour des enfants dans le cadre de l'initiative «zéro enfant dans les rues», dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Cette exposition illustre aussi les situations dramatiques que vivent les enfants mais aussi de la solidarité de l'action et l'espoir de retrouver une enfance heureuse. Avec cette pandémie qui sévit dans le monde, plus particulièrement au Sénégal, 460 enfants talibés âgés entre 5 et 17 ans ont été touchés et ils ont été localisés dans les régions de Dakar, Saint-Louis, Kaffrine et Kolda. Mais, avec le projet «zéro enfants dans la rue», initié par la Ville de Dakar et le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection de l'enfance, 6500 enfants ont été retirés de la rue et 95% de ces enfants sont actuellement dans leurs foyers respectifs.

Après avoir salué l'initiative, la représentante de l'Unicef a réitéré son soutien pour la réalisation projet. «soyez assuré du soutien de l'Unicef pour la pleine réalisation de ce projet», a déclaré Silvia Danailov, la représentante de l'Unicef au Sénégal. Pour sa part, madame le maire de Dakar a condamné les violences dont les enfants sont victimes comme les mutilations génitales, le viol, la mendicité ou les mariages précoces.

Toujours, insiste Soham el Wardini, la protection de l'enfant est un devoir pour tous. et même si des efforts ont été faits pour retirer les enfants de la rue, il existe toujours des lacunes. Mais, à force de continuer d'être conscient de l'importance de ces enfants, l'on pourra y arriver. «il y a eu une amélioration dans le contexte de soutenir l'état à mettre fin à l'exploitation des enfants. Mais ce n'est pas encore fini, il y a encore beaucoup de choses à faire. Je pense, à force de continuer à nous impliquer, d'être conscient que ces enfants sont nos enfants et que nous devons les protéger, nous y arriverons», déclaré la mairesse de Dakar. La représentante du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme (Hcdh), Andrea Ori, a plaidé pour que le Code de l'enfant, qui est un code qui protège les droits et devoirs des enfants, soit appliqué au Sénégal, pour que les enfants puissent être protégés de toute sorte de violences.

Plus de: Sud Quotidien

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