Sénégal: Accidents de la route - Le nombre de morts sous-évalué

Le nombre de morts par an à cause des accidents de la route dépasse la barre des 600 décès, comme officiellement annoncé. C'est ce que pensent le président de l'Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpav), Ousmane Ndoye et l'expert en sécurité, Ibrahima Ndongo. Hier, mercredi 16 juin, à la présentation d'un film sur les accidents au Warc, ils sont revenus sur le fait que le décompte ne tienne en considération que les morts recensés sur les lieux de l'accident.

L e nombre personnes qui perdent la vie dans des accidents de la route au sénégal est sous-évalué. Le décompte dépasse les 600 morts annuels officiellement annoncés. L'avis est du président de l'Association nationale des Personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpav), Ousmane Ndoye. il prenait part hier, mercredi 16 juin, à la projection d'un film sur les accidents de la route au Centre de recherche ouest africain (Warc, en anglais). Pour lui, si seulement l'hôpital général de Grand Yoff fait plus de 10.000 interventions et 80% de celles-ci sont relatives à des accidents de la route, dire qu'il y a 600 morts par an, n'est pas convaincant. Mieux, ajoute Ousmane Ndoye, le décompte macabre fait sur les accidents de la route ne tient pas compte des décès lors de l'évacuation, pendant l'opération ou après les soins.

L'expert en sécurité routière, Ibrahima Ndongo, abonde dans le même sens. Brandissant des chiffres qu'aurait donnés le ministère de la Justice, il soutient qu'il y a eu, rien qu'en 2018, 2166 tués sur les routes. Pour lui, ce qui est plus désolant est que les enquêtes techniques nécessaires ne sont pas faites après les accidents. il déplore aussi, l'insuffisance des urgentistes et la Brigade nationale des sapeurs-pompiers qui n'est pas suffisamment dotée pour assurer l'assistance nécessaire aux victimes, dès les premiers secours.

Selon toujours ibrahima Ndongo, les indemnités d'assurance doivent être revues à cause de la difficulté d'interprétation des termes qui sont techniques et longs. Ce qui doit être fait présentement est, dit-il, amoindrir les accidents car, les statistiques ne font que grimper. Pour ce faire, il faudra, selon ses recommandations, agir sur le matériel, les infrastructures et sur les conducteurs. «La sécurité routière devrait être introduite dans les apprentissages à bas âge», conseille-t-il.

L'état doit aussi se doter d'une politique de sécurité routière. «Le permis à points, avec le trafic qui l'accompagne dans certains pays qui l'ont déjà expérimenté, est une réforme dont l'impact futur est à relativiser», analyse l'expert en sécurité routière.

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