Burkina Faso: Protection des défenseurs des droits humains - Quatre sessions pour vulgariser les instruments juridiques et institutionnels

Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), a organisé, du 7 au 15 juin 2021, à Fada N'Gourma, quatre sessions de formation sur les instruments juridiques et institutionnels de protection des défenseurs des droits de la personne, au profit des acteurs de la région de l'Est.

Les instruments juridiques et institutionnels de protection des défenseurs des droits humains sont peu connus des acteurs, dans leur majorité. D'où l'idée du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), d'initier des sessions de formation et de vulgarisation des textes dans les zones d'intervention du « Projet d'appui à la promotion et à la protection des jeunes consolidateurs de la paix et défenseurs des droits humains », à savoir l'Est, le Nord et le Sahel.

Pour l'étape de l'Est, la mission a organisé, du 7 au 15 juin 2021, à Fada N'Gourma, quatre sessions de formation, au profit des jeunes défenseurs des droits de la personne et des préfets, venus de quatre communes dans lesquelles intervient le projet. Il s'agit des communes de Pama et de la Kompienga dans la province de la Kompienga et de celles de Diapaga et de Kantchari dans la Tapoa. Une semaine durant, ces jeunes, estimé à 200, ont eu droit à des communications sur la loi n°039-2017/AN du 27 juin 2017 portant protection des défenseurs des droits humains et la loi n°061-2015/CNT du 6 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles. En outre, le Fonds d'assistance judiciaire a fait l'objet d'exposés au cours desquels les communicateurs ont déroulé les mécanismes de l'institution.

La coordonnatrice du « Projet d'appui à la promotion et à la protection des jeunes consolidateurs de la paix et défenseurs des droits humains », Rokhaya Paquita, a indiqué que pour exercer convenablement leur fonction, les défenseurs des droits humains doivent connaître la législation y relative.

Exercer dans le strict respect de la loi

C'est même un préalable à la mission de défense des droits de la personne, a renchéri le secrétaire général de la région de l'Est, Amidou Soré. Selon Mme Paquita, c'est d'ailleurs ce qui a motivé l'initiative. « Ce que j'ai vu durant toute la semaine à Fada, c'est très rassurant. Cela veut dire que nous avons des jeunes très engagés qui avaient besoin de renforcer leurs connaissances sur les thématiques des droits humains », a-t-elle affirmé. Elle s'est dit particulièrement impressionnée par la présence massive des jeunes filles aux différentes sessions.

Pour le Directeur général (DG) de la défense des droits humains, Jean de Dieu Bambara, c'est un satisfecit qui se dégage au terme des quatre sessions. « Nous avons le sentiment que le message est passé. Nous exhortons les jeunes à mener leurs activités dans le strict respect de la loi », a-t-il lancé, avant de souligner que les défenseurs des droits humains ne peuvent être protégés que s'ils agissent conformément à la loi.

Le Directeur régional (DR) en charge des droits humains, Règma Kaboré, a soutenu que les connaissances acquises lors des sessions permettront aux jeunes d'être beaucoup plus professionnels dans un contexte marqué par l'extrémisme violent. Quant aux participants, ils ont pris l'engagement d'être des défenseurs actifs des droits de la personne conformément à la loi en vigueur. C'est le cas de Linli Naba de la Kompienga.

Pour lui, les connaissances acquises lui permettront d'avoir l'attitude qu'il faut face à des phénomènes tels que le rapt et le mariage d'enfant, notamment. Malpoua Tankoano, venue de Diapaga, s'est dit outillée désormais à donner des conseils aux populations sur les cas d'accusation de sorcellerie, devenus récurrents dans la province de la Tapoa.

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