Burkina Faso: Dégradation des infrastructures éducatives - Le fait de la corruption, selon le ministre Ouaro

Les ministres Bénéwendé Stanislas Sankara (g) et Stanislas Ouaro ont fait le point de la situation des infrastructures endommagées.

Le ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN), Stanislas Ouaro et son homologue de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, ont animé une conférence de presse, le jeudi 17 juin 2021 à Ouagadougou. Les deux membres du gouvernement ont fait le point sur les infrastructures éducatives endommagées.

Le conseil des ministres du mercredi 16 juin 2021 a fait cas des sinistres observés sur des bâtiments publics dans 12 régions du pays, depuis le début de la saison des pluies. Pour faire le point de la situation de ces infrastructures endommagées, deux membres du gouvernement étaient face aux hommes des médias, le jeudi 17 juin 2021 à Ouagadougou. Il s'agit du ministre de l'Education nationale, de l'Alphabé-tisation et de la Promotion

des langues nationales (MENAPLN) Stanislas Ouaro et celui de l'Urbanise de l'Habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara.

Pour le ministre Ouaro, à la date du 14 juin, on dénombre au total, 110 infrastructures éducatives qui ont subi des dommages entre le mois d'avril et celui de juin à la suite des intempéries dont la plupart d'entre elles sont hors d'usage. « Les régions les plus touchées par le phénomène sont celles du Centre-Est et du Nord qui totalisent chacune, 19% du nombre total des infrastructures endommagées », a-t-il précisé. Il a poursuivi que les infrastructures du primaire sont les plus nombreuses soit 85 sur 110 recensées.

Le ministre de l'Education nationale a indiqué que parmi les infrastructures endommagées, 32 ont été réalisées par les ONG/associations, 29 par les communes, 28 par la maîtrise d'ouvrage directe. A ceux-ci s'ajoutent la maîtrise d'ouvrage déléguée avec 11 réalisations et 11 infrastructures construites par les communautés éducatives.

La collecte des données se poursuit

En ce qui concerne les causes le ministre a relevé entre autres le non-respect des normes de construction par les entreprises en charge des travaux, le manque ou l'insuffisance de contrôle lors des constructions et l'exposition des infrastructures aux vents. « La première cause de mon point de vue, c'est la complicité ou la corruption », a-t-il déclaré.

Le ministre de l'Education nationale, de l'Alphabé-tisation et de la Promotion des langues nationales a déclaré que la collecte des données se poursuit au niveau des structures techniques pour identifier les agences, entreprises et bureaux de contrôle impliqués dans la réalisation desdites infrastructures.

Stanislas Ouaro a souligné que des missions d'évaluation physique et financière des infrastructures endommagées sont également en cours en vue de préparer leur réhabilitation. Toutefois, a-t-il fait savoir, des investigations plus poussées doivent être menées par les structures habilitées en vue de situer les responsabilités et de prendre des mesures nécessaires. Pour le ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, c'est un constat triste et désolant. Selon lui, il va falloir mettre de la rigueur dans le domaine des infrastructures. « Le contrôle en amont existe aussi chez nous à travers la direction générale du contrôle.

L'acte de bâtir a des prescriptions très strictes », a-t-il insisté. Il a rappelé l'article 43 du Code de l'urbanisme et de la construction qui stipule que « l'entrepreneur est responsable de l'exécution des ouvrages sous le contrôle technique de l'architecte et de l'ingénieur. Il a la responsabilité de la bonne exécution et de la finition des ouvrages. Il assume une responsabilité décennale sur les ouvrages exécutés à compter de la date de leur réception définitive ».

Comment prévoyez-vous le recasement des occupants des infrastructures endommagées au cas où celles-ci ne sont pas remises en l'état d'ici la rentrée scolaire prochaine ?, a demandé un confrère. Pour le ministre Ouaro, il faut finir rapidement avec les évaluations de la situation afin de travailler à la mise à niveau de certains bâtiments. Pour le cas des bâtiments totalement effondrés, il faut trouver de son avis, des solutions de rechange.

Du reste, il a annoncé que certaines infrastructures endommagées étaient programmées pour des examens qui ont dû être délocalisés. Quant au ministre Sankara, il a invité les journalistes à accompagner le gouvernement à relayer la bonne information et partant, faire des investigations pour connaître les causes profondes de l'effondrement des bâtiments publics.

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