Tunisie: Point de vue - Zones d'ombre...

18 Juin 2021

Les trois tests joués par la sélection ont été prolifiques en leçons, remarques, questions, mais également en zones d'ombre. Beaucoup a été dit sur Mondher Kebaïer, sur les coulisses et l'ambiance du groupe, beaucoup a été murmuré ici et là sur les choix et le statut de quelques joueurs par rapport à d'autres. On a parlé tactique, on s'est bien étalé sur la défaite contre l'Algérie qui a pris une certaine ampleur (même si ça reste un match amical). Mais ce qu'on peut retenir de ce tout ce qui a été dit ou filtré, ces derniers jours, c'est que quelque chose ne tourne pas rond, et que quelque chose se prépare à l'encontre de Kebaïer. Et quand certaines voix dans certaines radios (très proches de la FTF et même complices) s'élèvent pour dénoncer la gestion de Kebaïer et ses choix, on peut deviner que le départ du sélectionneur national a été éventuellement décidé. Avant cela, ces zones d'ombre dans la sélection méritent d'être explorées, même brièvement.

Pour une sélection qui se respecte, le départ de quelques joueurs avant la fin du stage n'est pas du tout une bonne chose.

Que font M'sakni et Khazri à la plage, alors que leurs équipiers sont en plein stage avant un test amical international ? Ce duo, avec Sassi, Meriah et Maâloul, constitue, comme on le dit et comme les faits le révèlent, un groupe «intouchable». Comment un joueur convoqué quitte le stage (on parle de Tounekti), alors que son club a affirmé qu'il n'avait pas besoin de lui ? Ce joueur, ignoré pour la seconde fois par Kebaïer, a «rouspété» fort et a fait ses valises. Il s'est senti lésé, ignoré, et c'est quelque chose de très grave. Peut-on parler d'un sélectionneur qui a la pleine autorité sur ses joueurs, alors qu'il «accepte» les deux poids deux mesures, et qu'il traite aussi mal le jeune Tounekti, à la limite «humilié», alors qu'il pouvait jouer même un quart d'heure ? A-t-on dit (qui au juste ?) à Kebaïer de fermer les yeux sur Tounekti, et de laisser partir certaines «stars» désabusées et qui voulaient prendre leur congé tôt ?

De toutes les façons, la machine a démarré : celle qui veut écarter Kebaïer et qui essaye de faire revenir Nabil Maâloul en sélection. La «commande» de cette machine est entre les mains du président de la FTF qui a déja prouvé qu'il n'a pas peur de changer de sélectionneur même tous les ans. Le match de l'Algérie a été une claque, un révélateur fort du malaise de notre équipe. Les éliminatoires du Mondial approchent (le rendez-vous sacré), il faudra agir vite, et du côté de la FTF, cela veut dire sacrifier Kebaïer. Pour le reste, les zones d'ombre sont «inaprochables».

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