Cameroun: Hôpitaux militaires - Les civils aux petits soins

Dans ces établissements, la plupart des personnes reçues en consultation n'ont aucun lien avec l'armée.

A l'Hôpital militaire de Région n°1 à Yaoundé, ce lundi 24 mai 2021, de nombreux patients attendent sur des bancs à l'entrée des différents services. Parmi eux, très peu d'éléments des Forces de défense et de sécurité. La majorité de ces personnes sont des civils, hommes et femmes. « 70% de la fréquentation est constituée de civils. Nous ne faisons pas de discrimination ici.

Tout le monde est le bienvenu chez nous », confirme le médecin chef de l'hôpital, le Colonel Dr Hamadou. Le chef du Centre d'imagerie médicale de cet établissement semble trouver une explication à cette affluence particulière et va même plus loin, quand il ajoute qu'en termes de ressources humaines, « on est l'un des meilleurs services d'imagerie dans la ville, voire dans le pays. Il est si unique parce que c'est un haut champ en matière d'imagerie par résonnance magnétique. Les images produites sont d'une très grande résolution, presque proches de l'anatomie. 95% de nos patients sont des civils contre seulement 5% de militaires ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

La même ruée des civils vers les hôpitaux militaires a été observée le 25 mai dernier. En effet, au Centre médical militaire de la Garde présidentielle, formation militaire logée dans la caserne au quartier Obili, des malades composés de militaires et de civils viennent se faire soigner. « Si nous avons une centaine de consultations par jour, au moins la moitié est constituée de personnes qui n'ont pas de relation directe avec la Garde présidentielle », précise le Dr Fanny Jacqueline Epanya Endale, Colonel, médecin chef du Centre médical militaire de la Garde présidentielle à Obili. Les patients civils ne sont pas seulement des riverains de cette caserne. Ils viennent même de plus loin. Hors de Yaoundé, attirés certainement par la bonne réputation de l'établissement ainsi que par la qualité et la gratuité des soins pratiqués ici.

Au camp Yeyap, cette fois au Centre médical militaire de la gendarmerie nationale, le Colonel médecin Annie Ngabala, médecin épidémiologiste, chef santé de la gendarmerie nationale, nous présente l'établissement qui est sur le point d'être finalisé pour être ouvert dans un ou deux mois. « Nous avons toutes les spécialités qui existent dans les hôpitaux civils et nous recevons en consultations tous les malades qui arrivent, militaires et civils », lance-t-elle. Comme pour justifier cette ouverture, elle explique : « Le chef de l'Etat veut que l'armée s'implique dans la vie de la nation. Car l'armée est le tissu de résilience pour répondre aux défis qui s'imposent à la nation : défis sécuritaires qui relèvent du devoir premier de l'armée, et défis sanitaires comme c'est le cas en ce moment. Nous recevons ici des bébés des militaires et ceux des civils dans le cadre du Programme élargi de vaccination. Nos patients sont des civils à 60% contre 40% de militaires, si nous ne tenons pas compte des élèves qui sont dans l'école voisine ».

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