Cameroun: Forces de défense - De nouveaux sous-officiers dans les rangs

Le général de division Philippe Mpay, commandant des Écoles et centres d'instruction interarmées a présidé avant-hier la cérémonie de fin de formation du contingent 2019 du Centre d'instruction des sous-officiers à Koutaba.

Stress de dernière minute de formation. C'est le jour des résultats. Après les 10 premiers de la cuvée, on égrène les noms des recalés sur les 1004 ayant subi les manœuvres. Ces militaires du rang n'ont pas obtenu la moyenne requise (10/20) pour accéder au grade de sergent ou de maréchal de logis. Dans les rangs, les éléments ont le poing fermé et les dents serrées. Après la lecture d'une vingtaine de noms, c'est l'explosion. « Sergent ! Nous sommes sergents ! », s'exclament les militaires qui se congratulent par de vigoureuses poignées de main. 97,71% d'entre-eux se sont fièrement présentés hier devant le général de division, commandant des Écoles et centres d'instruction interarmées (Comeciia), Phillipe Mpay, à l'occasion de leur fin de formation au Centre d'instruction des sous-officiers (Cieso) logé au Bataillon des troupes aéroportées de Koutaba. Et le premier, Kodip Nono Wilfred Junior (15, 17%), recevra son parchemin des mains du Comeciia

Le contingent 2019 libéré avant-hier est la 5e cuvée des sous-officiers passés au Cieso. Cette promotion moulée durant « 22 mois de labeur hors pair », selon le commandant du CIESO, le lieutenant-colonel Jacques Théodore Mfomo. Après une première année d'acclimatation à la vie militaire ces éléments de la gendarmerie, de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air et des sapeurs-pompiers, ont également eu droit à la formation commune de base et la formation de spécialité. La deuxième année de la formation a été plus musclée. Elle est alors appelée année de la professionnalisation.

Ainsi, les sous-officiers ont bravé d'importants obstacles comme la marche à pied sur une distance de 400 km en huit jours, entre Koutaba et Yaoundé, des nuits dans les eaux et des enseignements pointus en riposte terroriste à travers les techniques de frappe, le maniement des armes de combat, entre autres. Le commandant du Cieso a également souligné « l'exploit exceptionnel et l'œuvre inédite » de ces jeunes soldats. Contribuant à la déforestation, ces stagiaires sont allés à la réserve de Melap entre Foumban et Njimom, y ont désherbé 12 hectares de terrain et planté 30 eucalyptus en une semaine. Au bout de la formation, ces soldats, à travers les six modules déroulés par les instructeurs, ont reçu l'instruction et l'éducation morale, physique et techniques adéquates.

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