Sénégal: Violences sur les enseignants - Le G7 en grève les 22 et 23 juin pour dénoncer l'inertie des autorités

A quelques jours des examens et des évaluations de fin d'année, le système éducatif risque de connaître des perturbations dans les jours à venir. En effet, les syndicats des enseignants regroupés autour du G7, (Saemss, le Cusems, le Sels, le Sels/A, l'Uden, le Snelas/Fc et le Siens), annoncent un débrayage le mardi suivi d'une grève totale le lendemain, mercredi. Une grève pour dénoncer les nombreux cas de violence notés sur les enseignants et perpétrés par les élèves.

Les enseignants s'indignent de l'inertie des autorités face à ces comportements et les accusent de complicité dans l'impunité. «Malgré plusieurs alertes, les autorités ... se complaisent dans une inertie inexplicable.

Selon elles, la centralité de l'élève clamée à tout va, sans aucune conviction, autorise toutes les dérives» a souligné Abdou Faty, porte-parole du jour qui a lu la déclaration. Pis, au lieu de condamner ces écarts des élèves, les autorités et les associations autour de l'école mettent la pression sur les enseignants pour mettre un terme aux poursuites et aux procédures de sanction. « Elles s'associent très souvent avec d'autres acteurs de l'école pour mettre la pression sur les enseignants violentés et les obliger à passer l'éponge» relève le secrétaire général du SELS/A qui a énuméré les exemples de Saint Louis (lycée Cheikh Omar Foutiyou Tall), de Dakar (lycée Blaise Diagne), de Boucotte Diembéring, de Mbour (lycée de Ndiaganiao CEM de Nianing), de THIES (lycée de FAHU) du lycée de Bambey sérère et du lycée de Kébémer.

Et selon Abdou Faty, dans chacun de ces cas, les autorités académiques et administratives ont montré une «faiblesse coupable confortant ainsi les élèves dans un sentiment d'impunité ». Se prononçant sur le recrutement des 5000 enseignants, le G7 dégage toute responsabilité pour n'avoir été associé dans le processus, notamment dans l'élaboration des critères de sélection. Les membres du G7 se sont également démarqués des «tentatives de perversion de la jeunesse par l'introduction de la question de l'homosexualité dans les curricula».

Les syndicalistes ont réitéré enfin leur désappointement face à «l'immobilisme» des autorités par rapport à la mise en œuvre des accords signés, malgré leur patience dans le contexte de la pandémie. Ils invitent leurs militants à «renforcer la mobilisation» car «si d'ici la prochaine rentrée, le passif n'était pas apuré, il faudra alors engager résolument le combat» a annoncé le porte-parole du jour.

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