Afrique: Forêts - La société civile appelle au renforcement de la lutte contre les trafics illicites de bois

Une quinzaine d'organisations de la société civile (OSC) vient de rendre publiques des recommandations sur le futur des Accords de partenariat volontaire (APV), afin d'améliorer la gouvernance forestière et la vérification de la légalité du bois.

Les APV sont des accords commerciaux bilatéraux juridiquement contraignants signés entre l'Union européenne et six pays forestiers, dont la République du Congo. Ces accords définissent les engagements et les actions que les signataires doivent prendre pour lutter contre l'abattage illégal, ainsi que les mesures visant à accroître la participation des acteurs de la société civile, à renforcer les droits fonciers et à lutter contre la corruption.

Le gouvernement congolais a signé en mai 2010 l'APV sur l'application des lois forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT). C'est en juillet 2012 que le pays a ratifié l'APV, en s'engageant à garantir une exploitation légale des forêts, y compris les sociétés CIB et IFO qui ont fait le choix de s'orienter vers la certification forestière.

La note d'information des OSC est destinée, en effet, à contribuer au débat en cours sur le soutien futur au Plan d'action de l'UE sur l'APV-FLEGT. Les acteurs de la société civile ont souligné la contribution importante de FLEGT à « la lutte internationale contre l'exploitation forestière illégale et le commerce » qui y est associé et le rôle qu'il joue dans l'amélioration de la gouvernance dans les États producteurs du bois.

« La contribution de FLEGT comprend le renforcement de la participation des acteurs locaux, en particulier des organisations de la société civile et, dans certains cas, des communautés forestières, en stimulant la transparence et la responsabilisation et en déclenchant des réformes juridiques pour protéger les droits des populations forestières et des communautés locales », peut-on lire dans le document.

Les OSC exhortent l'UE à intégrer la « diplomatie forestière » dans ses efforts en matière de diplomatie climatique en vue de faire en sorte que les forêts constituent une priorité stratégique dans les dialogues politiques avec les pays tropicaux forestiers et pour mettre en place des processus efficaces et inclusifs de mise en œuvre des APV. Cette diplomatie forestière devrait être dirigée, selon elles, par le Service européen pour l'action extérieure et les délégations des États membres de l'UE.

Cette approche de diplomatie forestière, martèlent les auteurs des recommandations, devrait encourager des acteurs importants tels que la Chine à s'impliquer dans les APV et d'autres processus de gouvernance forestière ; de veiller à ce que les APV continuent à faire partie des dialogues politiques de haut niveau entre l'UE et les pays partenaires et que l'UE intensifie son soutien à la protection des forêts et aux moyens de subsistance à petite échelle.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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