Congo-Kinshasa: Provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri - Félix Tshisekedi déterminé à pacifier l'est de la RDC

Photo Présidence RDC.
Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi

« Notre combat sera celui de vous apporter la paix, une paix définitive, une paix nécessaire pour la stabilité de notre pays. Et cette paix, croyez-moi, je suis prêt à mourir pour qu'elle soit une réalité ». Ces propos du président Félix-Antoine Tshisekedi tenus le 7 octobre 2019 à Bukavu, dans le Sud-Kivu, lors d'un rassemblement public, traduisent toute son impatience de voir l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), en proie à une insécurité ambiante depuis des lustres, recouvrer la paix définitive.

Plus que jamais, le cinquième président du Congo indépendant affiche une détermination sans faille que trahit son obstination à en finir, une fois pour toute, avec la horde des groupes armés qui rendent la vie diffifficiles aux paisibles citoyens notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. En tournée dans ces coins du territoire national, le commandant suprême des Fardc est on ne peut plus clair dans son approche de la question sécuritaire. « La Paix, hic et nunc », tel est le leitmotiv qui sous-tend son itinérance. N'écoutant que la voix de sa conscience et faisant fi des appréhensions exprimées quant à sa descente dans la fourmilière de l'Est, Félix Tshisekedi s'y est rendu malgré tout, confondant ainsi ses détracteurs pris au dépourvu.

La paix, encore et toujours...

S'enquérir des problèmes multiformes posés par la persistance de l'insécurité et évaluer les mesures liées à l'état de siège décrété depuis le 6 mai 2021 dans les provinces précitées, ainsi se décline l'enjeu d'une tournée présidentielle cristallisée autour de la quête d'une paix durable dans la partie est du pays. Une quête devenue obsessionnelle pour Félix Tshisekedi qui, dès l'entame de sa mandature, en avait déjà posé les jalons en prenant l'option de mettre définitivement en déroute la rébellion ADF actuellement ralliée à l'Etat islamique (EI) et tous les autres groupes armés qui pullulent dans la région.

Vu que la spirale des groupes armés continue à hanter encore les esprits dans les territoires de l'Est, Félix Tshisekedi veut se donner de nouvelles marges de manœuvre pour relancer la donne militaire en veilleuse depuis quelque temps. L'enlisement des opérations Sukola 1 et 2 lancées respectivement contre les ADF Nalu et les rebelles rwandais des FDLR entre janvier 2014 et février 2015 ouvre, en somme, la voie aux nouvelles expériences, cette fois-ci assorties d'une farouche détermination de faire taire définitivement les armes.

Les opérations militaires en cours lancées par les Fardc solidement requinquées sous l'impulsion du chef de l'Etat donnent déjà des résultats satisfaisants. Outre le fait que la capacité de nuisance des groupes armés, défaits sur plusieurs axes, a sensiblement été réduite, plusieurs d'entre eux se retrouvent aujourd'hui embrigadés, de gré ou de force, dans le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire et stabilisation (DDRCS) pour lequel la Banque mondiale a déjà mobilisé près de 50 millions de dollars.

Plus qu'une question de temps

Pour le cas spécifique des rebelles ougandais des ADF, des sources militaires renseignent que la quasi-totalité de leurs sanctuaires ont été démantelés et leurs fabriques d'armes traditionnelles détruites. Le chef de l'Etat qui entend maintenir cette dynamique, malgré la persistance de quelques poches résiduelles, reste convaincu de la montée en puissance sous peu des forces armées nationales dont il tient, par ailleurs, à accroître les capacités opérationnelles et logistiques pour un meilleur rendement. Bien plus, tout ce qui enfreignait jusque-là leur efficacité sera réparé, a-t-il rassuré lors d'un entretien avec les forces vives de Béni.

Dans toutes ses réunions avec les autorités militaires de l'Est, Félix Tshisekedi n'a cessé de réitérer son engagement pour la paix dans la région. De la mise en place d'un Etat-major avancé à Béni au relèvement des contingents militaires ayant passé plus de temps dans le Grand Nord en passant par d'incessants appels à la mobilisation générale sur fond d'interpellation des acteurs politiques en collusion d'intérêts avec les groupes armés, autant dire que le Garant de la nation veut jouer carte sur table. Il est temps de mettre fin à la criminalité accrue qui secoue continuellement les territoires de Béni, Butembo, Bunia et les environs.

Au-delà, il s'agit là d'un challenge personnel que veut relever le chef de l'Etat pour être en phase avec sa propre conscience, mais aussi avec une promesse de campagne qui lui tient à cœur. Avec l'implication de la communauté internationale et l'appui particulière des Etats amis tels que le Kenya, tous les espoirs sont permis.

A tout prendre, l'éradication totale des groupes armés n'est plus qu'une question de temps... .

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