Congo-Brazzaville: Financement - Une convention entre le Figa et les banques en faveur des PME

Le Fonds d'impulsion de garantie et d'accompagnement (Figa) des très Petites, petites et moyennes entreprises (PME) et de l'artisanat a signé le 18 juin à Brazzaville, avec huit banques de la place, une convention d'octroi de garantie de financement en présence de la ministre de tutelle, Jacqueline Lydia Mikolo, et le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatse.

Les structures bancaires ayant signé avec le Figa, la convention d'octroi de garantie pour le financement des activités des très petites, petites et moyennes entreprises ne sont autres que la BGFI Bank, la Banque commerciale internationale, la Banque postale, Crédit du Congo, La congolaise des banques, la Banque sino-congolaise pour l'Afrique et UBA.

Le Figa, instrument public d'appui aux entreprises, jouera sa partition sur trois composantes, a expliqué son directeur général, Armel Fridelin Mbouloukoué. « Impulsion : pour appuyer le processus de création d'entreprises et de leur soutien par le financement du haut bilan ; Garantie : afin de faciliter l'accès aux financement bancaires via le mécanisme de partage de risques avec les banques et micro finances ; Accompagnement : en vue de rendre accessible le conseil, l'assistance technique et comptable, le suivi des entreprises ayant bénéficié des financements avec la garantie du Figa », a-t-il expliqué.

Pour la ministre des Petites et moyennes entreprises et de l'Artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo, la signature de cette convention vient de sceller une nouvelle ère de coopération financière nationale. « Il s'agit là d'un début de solution au mal, dont souffrent les très petites et moyennes entreprises dans notre pays : l'absence des fonds propres et le manque de garantie », a-t-elle fait savoir.

Le tissu économique congolais qui se structure essentiellement autour des très Petites, petites et moyennes entreprises artisanales et des PME, s'est davantage rendu vulnérable avec les mesures restrictives liées à la crise sanitaire de covid-19, a-t-elle rappelé, en soulignant l'impérieuse nécessité qu'il y avait à nouer des partenariats participatifs entre l'Etat, le secteur privé et la société civile.

Néanmoins, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a reconnu que l'appui financier seul ne saurait assurer la viabilité et la pérennité des activités économiques. Encore, faut-il que les entreprises assistées financièrement bénéficient d'un accompagnement garantissant la rentabilité financière et économique de leurs activités. Ainsi, il s'avère donc utile d'associer les pépinières d'entreprises et incubateurs de projets dans cette dynamique de lutter contre le chômage et réduire la pauvreté particulièrement au sein de la population jeune et féminine.

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