Maroc: Projection du film marocain "Aicha " au Festival Ismaïlia du documentaire et court métrage

Le film marocain «Aisha», du réalisateur Zakaria Nouri, a été projeté, vendredi, dans le cadre de la 22ème édition Festival d'Ismaïlia du documentaire et du court métrage. En lice pour la compétition des films d'auteurs, le court métrage réuni une pléiade d'acteurs talentueux comme Nisrin Erradi, Najat Sakli, Toufik Mouini et Raouf Sabahi.

Le film raconte l'histoire d'une jeune fille qui peine à surmonter les difficultés de la vie et s'évertue de lutter de manière quotidienne pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère alitée. S'exprimant à cette occasion, M. Nouri a déclaré que l'objectif du film n'est pas de jeter la lumière sur la question de la prostitution, mais plutôt d'incarner le quotidien des femmes laissées à la marge de la société, notamment après la disparition du chef de famille.

Les événements du film ne sont pas inspirés d'une histoire vraie, a-til ajouté, soulignant que comme il a grandi dans la ville de Casablanca, la souffrance des filles, notamment celle qui vivent dans la périphérie, l'a toujours provoqué. Il a signalé également qu'il a essayé de se concentrer sur la présentation du quotidien d'une fille qui souffre de l'absence d'un père, au vu des dettes accumulées et d'une mère entre la vie et la mort. Par ailleurs, le réalisateur a fait savoir qu'il planche plus sur le cinéma muet que celui basé sur le dialogue, ajoutant que le film "Aicha" est sa première expérience de réalisation après avoir travaillé comme assistant réalisateur. Le Festival d'Ismailia est organisé par le Centre National du Film en Egypte dirigé par le scénariste Mohamed Al-Basousy.

Cette 22ème édition se tient cette année du 16 au 22 juin, avec la participation de plus de 100 films d'environ 40 pays. Cette manifestation cinématographique est l'un des plus anciens festivals du monde arabe et le premier festival arabe à se spécialiser dans les documentaires et les courts métrages. Sa première édition a été organisée en 1991.

Gérard Fromanger

Le peintre français Gérard Fromanger, artiste engagé et représentant majeur de la Figuration narrative, est décédé à l'âge de 81 ans, a annoncé vendredi l'Académie des Beaux-Arts à Paris. "C'est avec émotion que l'Académie des Beaux-arts a appris le décès du peintre Gérard Fromanger", a indiqué sur Twitter l'institution, qui avait fait dialoguer ses œuvres avec celles d'impressionnistes dans une exposition montée en 2019 au Musée Marmottan Monet à Paris. "Gérard Fromanger était un ami, un camarade, un compagnon de route, un visionnaire. Un artiste engagé dans la défense de toutes les libertés, un poète à la palette enjouée et multicolore", a réagi l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang. Descendant d'une longue lignée de peintres, il faisait partie d'un groupe d'artistes qui ont formé dans les années 1960 le courant de la Figuration narrative (ou "nouvelle figuration"), consistant à créer des récits et des histoires avec des figures, en contraste avec l'art abstrait.

A La Une: Maroc

Plus de: Libération

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X