Madagascar: Le directeur du PAM dans le Sud en raison de la famine

Alors que le sud de Madagascar connaît une terrible crise alimentaire, le Premier ministre Christian Ntsay a reçu vendredi 18 juin le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, en visite de courtoisie dans le pays, ainsi que le directeur pays de l'organisation, Moumini Ouedraogo. Le président de la République Andry Rajoelina, en déplacement en France pour raison privée (la confirmation de sa fille), n'a pas pu les recevoir.

Une visite de courtoisie pour parler de la situation du Sud. Elle est plus dramatique que jamais, souligne Moumini Ouedraogo, directeur pays du PAM, le programme alimentaire mondial. Un million et demi de personnes, la moitié de la population de la région, ont besoin actuellement d'une assistance alimentaire d'urgence.

La plupart des districts du Sud sont en proie à une urgence nutritionnelle. Le taux global de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans a presque doublé au cours des quatre derniers mois, atteignant même le taux alarmant de 16,5%, selon une évaluation récente menée par le ministère malgache de la Santé. Le district le plus touché est celui d'Ambovombe, où les taux ont dépassé 27%, mettant ainsi la vie de nombreux enfants en danger.

« Nous avons échangé nos points de vue sur la situation, explique Moumini Ouedraogo, et nos avis concordent : les gens sont frappés par les difficultés. Il faut à présent les aider à être autonomes, et donc à être plus résilient. »

Pas de mesure concrète

Autrement dit, en plus de l'aide alimentaire, il faut jeter les bases de l'autonomie, précise-t-il. Que ce soit au niveau de l'agriculture, avec l'utilisation de semences améliorées, ou encore les projets d'adductiont d'eau. il convient aussi d'utiliser les ressources vers cette autonomisation et sensibilisation.

Aucune mesure concrète n'est sortie de cet entretien, si ce n'est la convergence entre le gouvernement malgache et l'agence onusienne, présente dans le sud depuis les années 1990.

Les causes de cette situation dramatique : trois années consécutives de sécheresse qui ont anéanti les récoles et la pandémie de Covid-19 qui, depuis mars 2020, aggrave les souffrances de la population.

Plus de: RFI

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