Niger: Covid-19 - Le Niger rouvre ses frontières terrestres

Après quinze mois de fermeture des frontières, le gouvernement nigérien a décidé de les rouvrir. La décision a été prise lors du dernier conseil des ministres.

Les frontières terrestres du Niger, fermées depuis mars 2020 pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, sont à nouveau ouvertes depuis jeudi, a annoncé le gouvernement dans un communiqué. « L'analyse de la tendance épidémiologique de la Covid-19 montre que la situation est toujours sous contrôle », assure-t-il.

Mais, au risque d'être « refoulés », les passagers arrivant au Niger devront présenter un bulletin de test « négatif à la Covid-19 », selon le ministère nigérien de la Santé. Au départ du pays, les voyageurs doivent aussi présenter un bulletin de test négatif de moins de cinq jours.

Le coût du test pour les voyageurs par route est fixé à 5.000 FCFA contre 25.000 FCFA pour ceux qui prennent l'avion, comme dans tous les pays de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).

Les autorités avaient pris, dès l'apparition des premiers cas en mars 2020, des mesures drastiques pour stopper la propagation de la pandémie: fermeture des frontières; état d'urgence; couvre-feu; fermeture des lieux de culte et des écoles; isolement de Niamey du reste du pays.

Certaines de ces mesures ont été progressivement levées, mais les frontières terrestres restaient encore fermées.

Le Niger est relativement peu touché par l'épidémie, avec 5.457 cas, dont 193 décès, selon un bilan officiel.

Le contrôle et la maîtrise de la Covid-19, à travers une grande campagne de vaccination, ont permis officiellement cette réouverture. « Cela fait énormément plaisir pour nous de voir ces frontières s'ouvrir et permettre la mobilité des personnes et surtout de notre espace économique », a salué le président de la Chambre de commerce, Moussa Sidi.

L'un des secteurs les plus impactés est le transport terrestre des passagers. Depuis 72 heures, les activités ont repris. « Quinze mois sans relier les capitales sous-régionales - nous allons jusqu'à Dakar et Nouakchott - cette ouverture va nous permettre de respirer un bon coup », pointe Mohamed Ben Dahan de l'organisation patronale des gardes modernes.

Sous un hangar d'une des compagnies, Souleymane Abdou attend son bus pour Abidjan. « Avec la réouverture des frontières, les affaires vont bien marcher avec les pays voisins ; c'est une bonne chose, Dieu merci. »

Depuis plus d'un an, la situation est intenable dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie. Et le secrétaire général de l'association Nawal Kader de souligner : « Une bonne clientèle de ce secteur provient des pays limitrophes, donc c'est une excellente nouvelle, ça commençait à devenir intenable ».

Avec cette réouverture, le gouvernement espère relancer les activités économiques du pays.

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