Afrique de l'Ouest: Vers une réouverture de la frontière terrestre entre le Sénégal et la Guinée

Le président Alpha Condé de la Guinée en visite de travail au Sénégal avec son homologue Macky Sall (archive)

Conakry avait fermé ses frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone fin septembre dernier, juste avant l'élection présidentielle. Plusieurs sources officielles avaient alors évoqué des « raisons sécuritaires », et « de possibles opérations de déstabilisation » menées depuis l'extérieur dans le contexte électoral. La situation était déjà débloquée avec Freetown, elle est en passe de le devenir avec Dakar, mais n'est pas encore d'actualité avec Bissau.

Les transporteurs l'attendent avec impatience depuis neuf mois. La réouverture de la frontière entre le Sénégal et la Guinée est « imminente », selon le communiqué final de la Cédéao, dont le 59e sommet s'est tenu samedi 19 juin à Accra.

L'organisation « se félicite » d'un accord de coopération militaire et technique signé « posant les bases de la réouverture ». Le résultat de longues négociations. Fin mars-début avril, le président de la commission de l'organisation avait fait le voyage à Conakry pour « encourager » le président Alpha Condé à accélérer les discussions avec le Sénégal

Que contient cet accord ? Pas de commentaire des autorités sénégalaises, restées discrètes depuis l'annonce de la fermeture. Mais la mise en place de « patrouilles mixtes le long de la frontière » était une demande de Conakry, rappelle une source officielle guinéenne, qui indique que le texte devrait encore être ratifié par les Parlements des deux pays.

C'est donc une nouvelle étape, après la normalisation de la situation avec la Sierra Leone, dès le mois de février. Mais les discussions avec la Guinée-Bissau semblent en revanche bloquées. Lors du sommet d'Accra, son président s'en est pris directement à son homologue Alpha Condé.

« Le président guinéen n'avait pas le droit de fermer les frontières » avec ses voisins. « Je n'enverrai jamais des ministres signer ce type d'accords », a lancé Umaro Sissoco Embalo, avant d'être interrompu par le Ghanéen Nana Akufo Addo, président en exercice de la Cédéao.

Plus de: RFI

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