Angola: Le Parlement avec un rôle plus interventionniste dans les relations UE-ACP

Luanda — Les parlements nationaux joueront un rôle plus actif dans le développement des relations entre l'Union européenne et l'Afrique, les Caraïbes et le Pacifique (ACP), dans le cadre de l'Accord post-Cotonou, signé en avril dernier.

L'information a été rendue publique lundi par le vice-président du Groupe national de suivi ACP-UE du parlement angolais, Justino Pinto de Andrade, à l'issue de la Conférence interparlementaire sur le "Rôle des parlements dans l'approfondissement de la relation l'UE- Afrique".

La réunion, tenue par visioconférence, depuis Lisbonne (Portugal), s'est déroulée en présence du président de l'Assemblée nationale, Fernando da Piedade Dias dos Santos.

Selon le député Justino Pinto de Andrade, les parlements auront une intervention plus profonde dans leur façon de travailler et de contribuer au développement des grandes régions ACP et UE.

"Pour la première fois, nous allons avoir des parlements à contribuer et à participer à ce processus de développement, entre les ACP et l'UE", a-t-il indiqué.

Il a rappelé que, dans le passé, ces travaux n'étaient adressés qu'aux gouvernements, mais "avec l'implication des parlements, il y aura une plus grande représentation des populations, car les parlements sont des organes pluriels, dans lesquels la diversité des idées est garantie".

Il a fait savoir que le gouvernement portugais dirige ce processus, en termes de préparation du nouveau cadre de coopération entre les pays de l'ACP et de l'UE.

L'Accord post-Cotonou, paraphé le 15 avril, constitue le nouveau cadre juridique des relations de l'Union européenne (UE) avec les 79 pays de l'Organisation des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), couvrant des domaines prioritaires, tels que la démocratie et les droits de l'homme, le développement et la croissance économiques durables et le changement climatique.

Il couvre également le développement humain et social, la paix et la sécurité, les migrations et la mobilité.

Le rôle des parlements nationaux de chaque État membre de l'UE et des pays du groupe ACP est prévu dans l'Accord de Cotonou, toujours en vigueur, et vise à renforcer le processus d'intégration régionale et à favoriser la coopération entre les différents parlements.

Les participants jugent essentiel de continuer à promouvoir les relations entre l'Union européenne et l'Afrique, en tant que partenaires économiques et sociaux, sur une base d'égalité et fondée sur des valeurs d'unité et de solidarité.

Ils comprennent également qu'il est essentiel d'intensifier la coopération entre les deux blocs, dans des domaines clés, tels que la transition écologique, l'accès à l'énergie, la transformation numérique, le développement durable, l'emploi et, à court terme, l'accès de l'Afrique aux vaccins contre le Covid -19.

A l'occasion, le président de l'Assemblée de la République portugaise, Ferro Rodrigues, a salué les homologues des parlements africains lusophones, pour lesquels les thèmes de cette conférence peuvent s'appuyer sur la 10e Assemblée parlementaire de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), qui se tiendra en juillet de cette année, à Bissau.

Les relations entre l'Union européenne et l'Afrique sont régies non seulement par l'accord de Cotonou, mais par la première stratégie commune, approuvée lors du deuxième sommet UE-Afrique, tenu en décembre 2007.

Depuis l'approbation de la Stratégie susmentionnée, l'Union européenne et le continent africain sont confrontés à plusieurs défis, tels que le changement climatique, la transformation numérique, les inégalités, les pressions démographiques et la gouvernance mondiale, qui justifient l'établissement de nouvelles priorités pour un nouveau partenariat.

Le Portugal assume, jusqu'au 30 juin, la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, institution qui représente les gouvernements des pays de l'UE.

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