Sénégal: Un officiel insiste sur l'importance du rôle de l'ANER

Somone (Mbour) — Issa Dione, directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies, a insisté mardi sur l'importance des missions dévolues à l'Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), dans un contexte où le Sénégal s'est engagé depuis 2015, dans une dynamique de développement inclusif des énergies renouvelables.

Depuis la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, le Sénégal "s'est engagé vers un développement inclusif des énergies renouvelables et à plusieurs niveaux", a-t-il souligné à l'ouverture d'un atelier de sensibilisation sur le financement des projets d'usage productif des énergies renouvelables.

Dans cette optique, le pays a inauguré en 2016 deux centrales solaires à Malicounda et Bokhol, et deux autres en 2017 (Méouane et Médina Dakhar), a-t-il rappelé lors de cette rencontre de l'Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) à la Somone.

"Depuis lors, le processus se poursuit, sans oublier la mise en service d'une centrale éolienne de 158 mégawatts", a ajouté le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies.

Selon M. Dione, au niveau industriel, désormais "30% de la capacité de production" de la société nationale d'électricité, SENELEC, "est constituée d'énergie renouvelable avec "environ 150 mégawatts de puissance de centrales solaire".

"Nous avons la même quantité pour l'énergie éolienne pour laquelle nous avons une seule centrale de 158 mégawatts. Pour le solaire, nous en avons une dizaine dont la première qui a été installée au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio", a indiqué Issa Dione.

Se disant satisfait du travail l'ANER, le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies a souligné l'importance de cette structure "pour le développement du Sénégal", en atteste, selon lui, le programme d'installation de 50.000 lampadaires en cours de mise en œuvre dont la deuxième phase va passer à 115 000 unités.

"Il est bien beau d'avoir beaucoup de centrales solaires ou éoliennes, mais quand il n'y a pas de soleil ou de vent, elles ne servent à rien. Évidemment on stocke l'énergie, mais le coût du stockage est élevé même s'il baisse de plus en plus. Il arrivera un moment ou ce stockage ne sera plus un handicap et à la date d'aujourd'hui, le principal handicap est le caractère intermittent", a-t-il soutenu.

A en croire le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies, la société nationale d'électricité commence à enregistrer "quelques perturbations" sur son réseau, compte-tenu de la capacité en énergies renouvelables intermittentes.

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