Burkina Faso: Des présumés terroristes appréhendés dans les Balé

Constamment en quête des nouvelles du front de la lutte contre le terrorisme, Kantigui a été informé de ce qu'un repère de terroristes a été démantelé, le week-end dernier, par nos braves Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la province des Balé, région de la Boucle du Mouhoun. Selon une source introduite contactée par Kantigui, c'est à la suite des braquages répétés dans une zone forestière qu'un ratissage a été opéré. En lieu et place de braqueurs, c'est le repère de terroristes que les FDS ont démantelé, avec comme moisson, deux présumés terroristes arrêtés et transférés à Ouagadougou pour la suite de l'enquête. Kantigui salue ces victoires progressives des FDS sur les forces du mal et appelle les populations à dénoncer tout mouvement d'individus suspects.

Des vols récurrents à Tenkodogo

La ville de Tenkodogo est-elle en passe de devenir la « capitale de vols de motos et de poulets » ? La question mérite d'être posée, parce qu'au «Zoungrantenga », les populations et plus particulièrement les propriétaires d'engins à deux roues, les éleveurs de poulets vivent la peur au ventre, au regard des vols récurrents qu'ils subissent ces derniers temps. En effet, selon les informations de Kantigui, la police de Tenkodogo reçoit fréquemment des plaintes pour vols de motos. L'informateur de Kantigui indique qu'en deux mois et demi (depuis le mois d'avril 2021), une soixantaine de plaintes pour vols de motos ont été déposées au commissariat central de police de Tenkodogo. Kantigui constate que ces vols sont opérés dans des parkings, dans les boutiques et même dans les domiciles parfois en pleine journée. Kantigui constate également le développement d'un autre type de vol qui vise particulièrement la volaille et les petits ruminants. En effet, il a été signalé à Kantigui que des éleveurs de poulets, de dindons et de moutons reçoivent régulièrement la visite des voleurs dans leurs lieux d'élevage. « Des poulaillers sont vidés de leurs contenus et des moutons tués et dépecés, les carcasses emportées et les peaux abandonnées sur place », a témoigné une source. Kantigui invite la population, notamment les gérants de parking, les usagers et les éleveurs de volaille à plus de vigilance, mais surtout à signaler aux forces de l'ordre tout mouvement douteux de personnes dans leur entourage.

De fausses indications sur nos routes

Sur la plupart des routes nationales et départementales, les entreprises en charge du bitumage ou de la construction des voies implantent des bornes indiquant, à chaque 5 km, le kilométrage. Ces indications, a constaté Kantigui, sont de nature à situer le voyageur sur le reste du trajet à parcourir et par conséquent, à prendre les dispositions nécessaires. Toutefois, Kantigui a fait le constat de fausses indications de kilométrage faites par des compagnies de téléphonie mobile sur des panneaux publicitaires. En séjour à Bobo-Dioulasso, le week-end dernier, Kantigui, l'a remarqué tout le long de la route nationale 1, entre cette ville et Ouagadougou. A titre d'exemple, à la sortie de Tita, à destination de Ouagadougou, un premier panneau indique que Ouagadougou est à 122 km, alors qu'à 300 mètres plus loin, un autre marque 116 km. A près de 600 m de là, la vraie borne d'indication du kilométrage signale que Ouagadougou est à 119 km. Kantigui comprend le fait que les sociétés concernées veuillent rendre service aux voyageurs, tout en faisant leur publicité, mais il les appelle à indiquer les vrais kilométrages, pour ne pas induire les bénéficiaires en erreur. De même, Kantigui estime que les compagnies de téléphonie mobile, productrices de ces panneaux doivent consulter les ministères en charge des transports et des infrastructures, afin de s'assurer que les kilométrages dont elles disposent sont exacts.

Bittou : des vivres destinés aux déplacés en vente

Dans l'une de ses parutions, Kantigui appelait le gouvernement, ses partenaires nationaux et internationaux, et les bonnes volontés à venir en aide au millier de personnes déplacées ayant trouvé refuge à Bittou et ses environs, du fait des attaques terroristes. Aux dernières nouvelles, ces différents acteurs ont secouru les déplacés internes en tentes, vivres et vêtements. Cependant, a-t-on signifié à Kantigui, une partie de ces vivres, notamment du sorgho, s'est retrouvée en grande quantité sur la place du marché à Bittou. Ce qui n'a pas manqué, selon la source de Kantigui, de susciter plaintes et indignations chez les populations de la localité, au point que la police a fait une descente au marché pour retirer de la vente, les sacs de vivres incriminés. Est-ce les déplacés internes eux-mêmes qui ont « liquidé » ces vivres pour se faire des sous ou le fait d'agents indélicats des services en charge de l'action humanitaire ? En tous les cas, Kantigui appelle les différents acteurs à ne pas abuser de la solidarité nationale et internationale.

Commune de Ouagadougou : le « véhicule polluant » de Lyon, vendu

Kantigui est tombé sur une information du journal français « Le Progrès », faisant état d'un don de véhicule de la ville de Lyon (France) à la commune de Ouagadougou, dans le cadre de la coopération entre ces deux villes. Si ce geste a été hautement salué par les autorités municipales, les donateurs (Les Verts) éprouvent du regret d'avoir fait ce don.

En effet, il s'agit d'une nacelle polluante mise en circulation pour la première fois en 2 000. Dans un communiqué, le maire LR (Les Républicains) du 2e arrondissement de Lyon, Pierre Olivier, et la conseillère municipale Droite-centre et indépendants, Béatrice de Montille, ont dénoncé ces incohérences de la ville de Lyon. Et le journal « Le progrès » de conclure qu'« au lieu de mettre au rebut les véhicules polluants et réduire la dette climatique {Grégory Doucey} préfère la délocaliser en Afrique. C'est triste ! ».

Tout en promettant qu'il n'y aura plus de dons de véhicules de cette manière, l'adjointe aux relations à la coopération et à la solidarité internationale de la ville de Lyon, Sonia Zdorovtzoff, a précisé que cette affaire avait été scellée, avant l'arrivée de sa formation politique au pouvoir en ce sens qu'elle découle de la dernière convention de partenariat pour la période de 2016-2019. Kantigui dans ses investigations a appris d'une source proche de la mairie de Ouagadougou, que la nacelle a été vendue par les autorités municipales l'année dernière. Kantigui espère qu'elles redoubleront de vigilance la prochaine fois.

L'Assemblée nationale se délocalise à Bobo-Dioulasso

Bien au parfum de l'actualité parlementaire, Kantigui a appris que la ville de Sya accueille, du 30 juin au 4 juillet 2021, l'Assemblée nationale qui va y délocaliser ses activités. Pour ces cinq jours, a-t-on soufflé à Kantigui, tous les députés se retrouveront à Bobo-Dioulasso, pour les Journées de redevabilité du Parlement, un exercice qui était jusque-là réservé aux groupes parlementaires et aux élus nationaux à titre individuel dans leur circonscription électorale.

Kantigui, qui salue ce souci collectif des élus nationaux de rendre compte aux citoyens rappelle que ces Journées de redevabilité vont se tenir après l'ouverture, le lundi 21 juin dernier, de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale, sur demande du gouvernement, pour examiner trois projets de loi relatifs à l'état d'urgence, au cadre juridique du partenariat public-privé et au budget.

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