Burkina Faso: Direction générale de la Fonction publique - Eddie en immersion dans «l'immeuble de la modernisation»

Le 22 juin 2021 à Ouagadougou, le Chef de file de l'opposition politique, Eddie Komboïgo, était dans les locaux de « L'immeuble de la modernisation », entendez par là, la Direction générale de la Fonction publique. Sa délégation et lui ont eu un aperçu des différentes réformes que son élève, le Pr Séni Mahamoudou Ouédraogo, a apportées au le département de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale en vue de le rendre plus moderne et efficace.

Face à une exigence de plus en plus accrue des usagers qui veulent un service public de qualité et à moindre coût mais aussi à des agents qui exigent des changements dans leurs conditions de travail, la réforme de l'Administration publique s'est imposée. Une réforme bâtie sur des solutions telles que la simplification, la dématérialisation et l'automatisation des procédures administratives mais aussi la création d'un « Guichet unique » de traitement des actes de carrière des agents publics. Ainsi, lorsque le Chef de file de l'opposition politique, Eddie Komboïgo, et sa délégation se sont rendus à la Direction générale de la Fonction publique qui se veut elle-même une preuve palpable de la modernisation de l'administration, ils ont eu droit à des projections PowerPoint sur les différents chantiers en cours au sein de la boîte.

« L'immeuble de la modernisation », comme on le surnomme en ces lieux, est ce joyau de type R+5 qui renferme la Direction générale ; le Guichet unique de traitement des actes de carrière ; le Secrétariat permanent de la modernisation de l'administration et de la bonne gouvernance ; le Cabinet du ministre et le Secrétariat général/Direction de la communication et de la presse ministérielle. Un édifice qui s'inscrit dans une logique de création de « cadres cohérents de travail pour mieux rendre le service public ».

Passé le côté infrastructure, le ministère qui lui-même porte cette réforme se met déjà dans le bain à travers le développement de plateformes pour simplifier ses services. Seront tour à tour présentés aux membres du CFOP, le mécanisme du E-concours qui n'embrasse pas pour l'instant les concours directs au regard du nombre élevé des candidats même si cela demeure possible dans le long terme, « la belle fille » PRISCA qui n'est rien d'autre que la Plateforme de retraite informatisée, simplifiée et centralisée pour les actes.

C'est cette demoiselle qui se propose de résoudre les problèmes liés au traitement des dossiers des agents publics appelés à faire valoir leur droit à la retraite. Il y a aussi SIT@, le Système d'inspection de travail automatisé. On peut y faire de la conciliation (règlement de conflit entre employeur et employé), se faire délivrer des attestations (travail, chômage), voire soumissionner à des marchés publics, entre autres.

Veiller à l'annulation de l'IUTS...

Visiblement épaté, l'hôte du jour a salué les efforts de ce département qui doit produire un capital humain de qualité. Pour une première fois, il ne pense pas que le chef de l'Etat ait fait un mauvais choix en plaçant son élève à la tête de ce maroquin. « Depuis qu'il est là, nous sentons les choses évoluer. Il est vrai que la Fonction publique n'est pas facile, vous avez fait un choix d'objectifs que vous voulez atteindre, on vous voit parfois avancer de deux pas et reculer d'un, le temps d'expliquer et de faire comprendre aux uns et aux autres, et je suis sûr que vous avez l'intelligence organisationnelle », a dit celui qui a été le prof de Comptabilité du ministre Séni Mahamoudou Ouédraogo.

Il s'est par ailleurs réjoui de l'équipe du cabinet composée essentiellement de « jeunes très actifs avec des visions modernes » et y voit déjà parmi eux des membres de son futur gouvernement. Ne manquant pas d'occasion pour lancer des pics au pouvoir, il a dit craindre que tout ce qui a été entrepris par le ministre ne soit même pas compris par son gouvernement et que ce dernier se retrouve par la suite à faire du monologue puisque ses vis-à-vis sont d'une « autre génération ». I

l l'a assuré de son soutien avant de lancer un appel. « Demandez au chef de l'Etat de vous appuyer dans le respect des décisions de justice, notamment dans la réintégration des militants de l'Alliance police nationale. Ayez un regard attentif dans la relecture de la loi portant Code du travail. Veillez à ce qu'il y ait une annulation de l'IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs. Travaillez au respect des conventions internationales dont l'opérationnalisation des permanences syndicales », a égrené Eddie Komboïgo qui croit d'ailleurs que les travailleurs ne méritent pas ce qu'ils ont comme salaire.

L'élève en retour a salué « grandement » la qualité d'un homme qui a montré sa bonne connaissance de l'administration, des enjeux actuels et de ceux à venir. Il dit avoir reçu de nombreuses suggestions de son prof et va faire des efforts, dans la limite du possible, pour prendre en compte les solutions proposées.

Plus de: L'Observateur Paalga

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