Maroc: Stabilisation du rythme de progression de plusieurs branches d' activité

Le redressement est perceptible au niveau des secteurs des mines, du BTP, de l'énergie électrique et de certaines branches du secteur industriel

La reprise de l'activité dans plusieurs secteurs de l'économie mondiale entraînerait dans son sillage le redémarrage des programmes d'investissementemploi et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Une évolution qui profitera au Maroc où, «outre les résultats très positifs de la saison agricole, le déploiement accéléré de la campagne nationale de vaccination a rendu possible pour les pouvoirs publics de procéder à des actions d'assouplissement plus prononcées, profitant particulièrement à certains secteurs vitaux, comme le tourisme et le transport», a indiqué la DEPF.

Des actions qui viendraient conforter et amplifier les retombées attendues des mesures de relance de l'activité initiées précédemment, a soutenu ce département relevant du ministère de l'Economie, des Finances et de la Réforme de l'Administration. Dans sa note de conjoncture du mois de juin (N° 292), la DEPF a estimé que «cela serait opportun pour favoriser le regain de confiance des opérateurs et insuffler un nouvel élan à la croissance économique, surtout à un moment où le Maroc est en train de préparer la mise en œuvre de son nouveau modèle de développement ».

S'il est acquis que l'état de l'économie mondiale s'améliore, à la faveur notamment des avancées enregistrées en matière de vaccination contre la pandémie de Covid-19, au niveau national, il apparaît déjà comme certain que « plusieurs branches d'activité ont réussi, au cours de cette année, à stabiliser leur rythme de progression et pour certaines à retrouver leur dynamisme d'activité d'avant la crise », a-t-elle affirmé.

En effet, selon son analyse, le redressement de l'activité économique est perceptible notamment au niveau des secteurs des mines, du BTP, de l'énergie électrique et de certaines branches du secteur industriel. Très affecté par la pandémie de Covid-19, le secteur touristique devrait se remettre aussi de son effondrement dès lors que «la reprise s'annonce positive, comme en témoigne la vigueur des flux de réservations hôtelières, des touristes nationaux et étrangers, suite à l'assouplissement des mesures sanitaires et la reprise des vols de et vers le Maroc», a relevé la DEPF. Les nouvelles sont également bonnes du côté de la demande intérieure dont les baromètres augurent d'un regain de vigueur de la consommation des ménages, bénéficiant de l'orientation favorable des revenus et la résilience des transferts des MRE, a-t-elle poursuivi. Et ce n'est pas tout.

Comme l'a expliqué la DEPF dans sa note, « les mesures prises en termes de mobilisation de capacité aérienne et maritime à des tarifs réduits en faveur des MRE seraient de nature à relancer l'activité touristique et récréative, et à booster la demande de consommation d'une manière générale ». L'autre signe encourageant est le redressement des importations de biens d'équipement et l'atténuation du rythme de baisse des crédits à l'équipement.

Dans le même élan, il a été constaté un net raffermissement des exportations (+22,3%) plus important que celui des importations (+10,7%) à fin avril, a noté la DEPF soulignant un contexte de reprise progressive de plusieurs branches d'activités exportatrices. «Ces évolutions se sont (ainsi) traduites par un allègement du déficit commercial de 4,2% et une amélioration du taux de couverture de 5,9 points», souligne-t-on de même source. En ce qui concerne les finances publiques, il apparaît que «l'exécution de la loi de Finances 2021 à fin mai fait ressortir une atténuation du déficit budgétaire de 3,1%, qui s'est situé à 25,1 milliards de dirhams», a noté la DEPF.

Cette variation est attribuée particulièrement à la hausse assez soutenue des recettes ordinaires (+8%) et à l'accroissement modéré des dépenses ordinaires (+0,7%), a-t-elle expliqué. Sur le financement de l'économie, la note de conjoncture fait état de la modération du rythme de croissance des crédits bancaires qui se sont situés à +2,9% au quatrième mois de 2021 contre +6,7% un an auparavant. Soulignons enfin la poursuite de la tendance haussière des indices MASI et MADEX à fin mai 2021, qui ont atteint respectivement 7,3% et 7,2% par rapport à fin décembre 2020.

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