Congo-Brazzaville: Cinéma - Le Ficomp 2021 tient le pari malgré le contexte sanitaire difficile

La 2e édition du Festival international des courts métrages (Ficomp) a lieu du 23 au 26 juin à Pointe-Noire. Prélude à l'évènement, le comité d'organisation dudit festival dirigé par Michael Gandoh a animé une conférence de presse pour fixer l'opinion sur l'activité qui réunit près de neuf pays dans la ville océane.

« Le cinéma, tremplin de l'unité des peuples » est le thème de cette 2e édition qui se tient dans un environnement difficile marqué par les restrictions dues à la pandémie du coronavirus. Un contexte inédit qui est à l'origine du report de cette édition initialement prévue pour l'année dernière. En dépit de la conjoncture peu propice, les organisateurs ont tenu à organiser l'évènement qui va réunir dans la ville océane les cinéastes, cinéphiles et autres amoureux du 7e art venus de neuf pays, à savoir le Sénégal, le Togo, le Maroc, la République démocratique du Congo, la France, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Benin, le Mali, le Congo. Et ce, dans le strict respect des gestes barrières.

« Certes, à cause des restrictions, certains cinéastes n'ont pu faire le déplacement de Pointe-Noire, ceux qui seront présents vont néanmoins échanger avec les cinéastes, acteurs et autres métiers connexes autour du cinéma lors des conférences et échanges», a dit Michael Gandoh, directeur du Ficomp. Et d'ajouter : « Trop longtemps, on a reproché aux Congolais de ne faire que du cinéma pour les Congolais. Il est temps que le cinéma local s'ouvre et échange avec celui de la RDC, du Cameroun par exemple. C'est en cela que se justifie le thème significatif de cette année ». Un festival qui, outre les projections en salle à l'IFC et dans les autres lieux va offrir aussi au public l'opportunité de suivre les différents films en ligne.

Le Ficomp a pour vocation de mettre l'accent sur la formation et la production. « Chaque année, nous produisons cinq films des réalisateurs que nous formons nous-mêmes et leurs films sont diffusés lors du festival. S'il faut booster la production, il faut que l'on donne aux gens l'envie de produire et cela passe par la formation », a-t-il signifié. Pour Michael Gandoh, le court métrage est le format d'apprentissage qui permet aux jeunes cinéastes d'apprendre et de se former pour enfin produire. D'où notre slogan : « Produire pour exister ». Et cette production va entraîner l'industrialisation du cinéma. C'est ce qui va permette au cinéma congolais d'être compétitif sur le marché du cinéma mondial avec l'apport et le concours des partenaires étrangers.

A cet effet, cette année, les chaînes de télévision Canal + et TV5 Monde et bien d'autres firmes font partie des partenaires du festival. C'est l'une des particularités de cette édition qui verra les responsables de Canal+ animer une conférence sur le thème "Production et acquisition de films", séries par Canal+ et A+. Eddy Mikolo, réalisateur, Claver Lembouka, directeur des arts et de cinématographie, ainsi que d'autres personnes ressources vont animer des conférences-débats en lien avec le thème du festival.

Le master class sur le cinéma, les rencontres professionnelles sont les autres grands moments de ce festival qui verra au soir du 26 juin être couronnés les meilleurs acteurs, actrices, réalisateurs... avec la création de deux nouveaux trophées récompensant la meilleure création et le meilleur son. Des lauriers qui seront distingués par le jury essentiellement international composé des professionnels et experts en la matière. Signalons que d'autres prix surprises et des récompenses exceptionnelles couronneront les lauréats méritants.

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