Sénégal: Mody Guiro sur les conditions du développement durable - «Le dialogue social est un moteur et un instrument de gouvernance»

L'atelier de partage du plan national de renforcement du dialogue social organisé par le ministère du Travail en relation avec le Haut Conseil du Dialogue Social s'est tenu hier, mardi, à Saly Portudal, et a été l'occasion pour Mody Guiro de faire savoir que «le dialogue social doit se positionner en tant que moteur et instrument de gouvernance pour un développement durable ».

Au nom des organisations syndicales de travailleurs, Mody Guiro est ainsi revenu sur certaines considérations entre l'Etat, le patronat et les travailleurs liées à la demande de meilleures conditions de travail et de contradictions nourries par des aspirations légitimes. Pour autant, il a invité à une introspection. Selon lui, les travailleurs ont été toujours ouverts au dialogue et à la concertation. Il a rappelé dans la foulée que les autres méthodes utilisées l'ont été à l'absence de dialogue.

Pour le secrétaire général de la Confédération des travailleurs du Sénégal, la tradition de dialogue est ancrée dans la tradition sénégalaise à travers l'arbre à palabre, le lieu d'échanges et de résolution de tous les problèmes garantissant ainsi la paix et la stabilité. A l'en croire, le dialogue social à côté de bon nombre de secteurs a subi le diktat impactant de la Covid-19 par des chocs exogènes et endogènes et particulièrement avec la crise économique ayant suivi.

Les grèves et tensions dans les domaines de la santé de l'éducation, de la justice et de l'enseignement supérieur illustrent ses propos. Le secteur privé, selon lui, malgré un pacte de stabilité sociale a vécu de même des tensions et des conflits. Pis, les signaux et alertes dans le secteur sont de nature à constituer des menaces d'agitation. Par conséquent, Mody Guiro a rappelé la nécessité de nommer par le président de la République un chargé du monitoring pour la prise en charge des passifs des organisations sociales.

Mody Guiro a fait part par ailleurs de la récurrence des violations flagrantes des droits des travailleurs comme les libertés syndicales, ces derniers temps. Le prétexte pris par des employeurs a comme nom la pandémie Covid-19, les difficultés économiques pour licencier ou muter des travailleurs. Selon lui, la sauvegarde et la protection des emplois sont des impératifs prioritaires pour les partenaires sociaux tout en réitérant les sacrifices dans la relance de l'économie post Covid-19.

A La Une: Sénégal

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X