Sénégal: Forum sur l'amélioration de la consommation des sénégalais d'ici 2035 - La promotion de modes d'alimentation, en débat

Le consommateur sénégalais est confronté à une mauvaise alimentation. Pour y remédier, des experts en santé, universitaires, société civile et partenaires internationaux, se sont mobilisés pour échanger sur comment améliorer les modes de consommations des Sénégalais d'ici à l'horizon 2035. C'est dans le cadre d'un Forum intitulé «Prospectives Alimentaires du Sénégal à l'horizon 2035», organisé par le Secrétariat exécutif du Conseil national à la Sécurité alimentaire de Sénégal (SE-CNSA) au King Fahd Palace. La rencontre ouverte hier, mardi 22 juin 2021, s'achève aujourd'hui.

«Promouvoir des modes d'alimentation qui préservent durablement la santé des populations sénégalaises» d'ici 2035. C'est l'objectif du Forum «Prospectives Alimentaires du Sénégal à l'horizon 2035», organisé par le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SE-CNSA).

Le conclave de deux jours ouvert depuis hier, mardi 22 juin 2021, et qui s'achève aujourd'hui, réunit des organisations de la société civile, des associations des consommateurs du Sénégal, des spécialistes de la santé, des universitaires, pour discuter et réfléchir sur l'amélioration des modes de consommations des Sénégalais. Partant des constats de l'impact des systèmes alimentaires sur la santé des consommateurs, Momar Ndao, le président de l'Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), insiste sur la qualité des produits que nous mangeons. D'ailleurs il souligne que toutes les associations des consommateurs s'engagent à soutenir cette initiative grâce à la mise en application d'un Système de normalisation qui va fixer les règles qui vont permettre, d'ici là, de bien consommer.

Poursuivant sa réflexion, Momar Ndao pense aussi à une territorialisation des produits pour en connaître l'origine mais aussi à la lutte contre la prolifération des produits chimiques. «Une alimentation saine passe aussi par une bonne production agricole», relève-t-il.

Et pour y arriver, le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) appelle à mettre l'accent sur la durabilité des productions. Pour cela, Diéry Gaye, le représentant du CNCR, insiste sur la préservation des facteurs de productions. «Le foncier rural doit être préservé. Que les espaces dédiés à l'agriculture soient préservés. Mais ils doivent être assainis de toutes agressions visant à anéantir la qualité des aliments que nous donnons à la population sénégalaise», plaide M. Gaye. A cela s'ajoute, selon Diéry Gaye, la conservation et le stockage des produits alimentaires. Sur ce point, le CNCR prône la mise en place d'un «système de traçabilité» notamment un cachet pouvant certifier la qualité sanitaire des aliments. Les systèmes des Nations Unies ne sont pas en reste, pour accompagner le Sénégal à changer ses modes de productions et de consommation.

D'ailleurs, un pré-sommet est prévu sur la question à Rome du 26 au 28 juillet ; en perspective du sommet des Nations Unies sur les Systèmes alimentaires qui se tiendra en septembre prochain, à New York, a tenu à précis la représentante du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), Fatiha Terki.

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