Afrique: Lutte contre le changement climatique - Le GIEC alerte l'humanité sur les futures conséquences négatives du dérèglement climatique

Dans le but d'alerter la communauté internationale en général et les gouvernements du monde entier en particulier sur les impacts négatifs et croissants du dérèglement climatique sur l'environnement, le Groupe des Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a publié, le 22 juin, un projet de rapport sur la question.

Dans ce rapport de quatre mille pages, la GIEC exhorte les décideurs politiques ainsi que les institutions internationales œuvrant dans le domaine de la protection de l'environnements à prendre les mesures préventives immédiates et drastiques pour contrer toutes conséquences liées aux émissions de gaz à effet de serre. Car, elles constituent actuellement la principale cause du dérèglement climatique dans le monde. Cela s'illustre à travers la pénurie d'eau, l'exode, la malnutrition et l'extinction d'espèces. Ce qui fera que la vie des hommes sur terre sera inéluctablement transformée par ce fléau dans trente ans.

« Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l'humanité qui en dépend vont s'accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050 », indique le GIEC, tout en soulignant que la vie sur terre peut se remettre d'un changement climatique majeur.

En effet, selon cette institution, ce document qui sera officiellement publié en février 2022, notamment après son approbation par consensus par les cent quatre-vingt et quinze États membres a pour vocation d'éclairer les décideurs politiques sur les dangers du changement climatique.

Signalant les travaux des prochaines réunions internationales sur le climat et la biodiversité, prévues fin 2021, le GIEC a spécifié que parmi les conclusions les plus importantes qui seront retenues, figure l'abaissement du seuil au-delà duquel le réchauffement peut être considéré comme acceptable. D'autant plus, en signant l'accord de Paris en 2015, le monde s'est engagé à limiter le réchauffement à plus de 2°C par rapport à l'ère préindustrielle ou plus de 1,5°C. Mais, dépasser plus de 1,5°C pourrait déjà entraîner progressivement des conséquences graves pendant des siècles et parfois irréversibles.

« La probabilité que ce seuil de plus de 1,5°C sur une année soit dépassé dès 2025 est déjà de 40%. Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits enfants bien plus que sur la nôtre. Car, la prise de conscience sur la crise climatique n'est pas encore étendue. », précise l'organisation météorologique. Avant de reconnaitre que, le climat a déjà changé. Alors que la hausse des températures moyennes depuis le milieu du XIXe siècle atteint 1,1°C. Ainsi, les effets sont déjà graves et seront de plus en plus violents, même si les émissions de gaz carbonique sont freinées. Et, les êtres humains seront ceux qui en souffriront le plus. Cependant, pour certains animaux et variétés de plantes, il est déjà trop tard de contrer la situation. Parmi ces espèces en sursis figurent, les animaux.

« Il est constaté que dans tous les systèmes de production alimentaire, notamment l'agriculture, l'élevage, la pêche et l'aquaculture les pertes soudaines s'accroissent », souligne encore le rapport en insistant sur les aléas climatiques comme principal moteur. Alors que, l'humanité n'est pas encore bien armée pour faire face à la dégradation de notre environnement. Et, les niveaux actuels d'adaptation seront insuffisants pour répondre aux futurs risques climatiques. Même si on limitait la hausse à 2°C, quatre-vingts millions de personnes supplémentaires auront faim d'ici à 2050 et cent trente millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d'ici dix ans.

Environ cent millions d'habitants et de villes seront menacés d'ici à 2050

Selon l'enquête de GIEC, en 2050 des centaines de millions d'habitants de villes côtières seront menacés par des vagues-submersion plus fréquentes, provoquées par hausse du niveau de la mer, qui entraînera à son tour des migrations importantes.

« A plus de 1,5°C dans les villes, environ trois cent cinquante millions d'habitants supplémentaires seront exposés aux pénuries d'eau et quatre cent millions à plus de 2°C. Cependant quatre cent vingt millions de personnes de plus seront menacées par des canicules extrêmes », ajoute l'expertise de la GIEC avant de signaler que certaines régions, notamment les zones côtières pourraient être frappées par trois ou quatre catastrophes météo simultanées à savoir, les canicules, la sécheresse, les cyclones, les incendies, les inondations et les maladies transportées par les moustiques.

Par ailleurs, le rapport précise également que parmi les causes du changement climatique figure aussi les effets amplificateurs d'autres activités humaines néfastes pour la planète : destruction des habitats, surexploitation des ressources, la pollution et la propagation des maladies...

Des solutions pour freiner le changement climatique

Reconnaissant que le monde fait face à des défis entremêlés complexes, le GIEC précise dans son rapport que, parmi les pistes évoquées par les spécialistes pour enrayer le changement climatique, il y a par exemple, la restauration des mangroves et des forêts sous-marines. Celles-ci permettent d'accroître le stockage du carbone, de protéger contre les submersions, tout en préservant des espèces qui assurent dans le même temps, de la nourriture aux populations côtières.

Par ailleurs, il y a aussi la nécessité d'une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernements.

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