Congo-Brazzaville: Environnement - Le Repar se félicite de l'engagement du pays

Séjournant au Congo depuis quelques jours, la délégation du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale (Repar), conduite par son coordonnateur, Jean Jacques Zam, a échangé le 23 juin avec les présidents des deux chambres du Parlement, Pierre Ngolo, et Isidore Mvouba.

Saluant l'engagement des autorités congolaises dans la conduite des questions environnementales, le Repar a alerté les présidents des deux chambres du Parlement sur la menace qui pèse actuellement sur le Fleuve Congo et le Lac Tchad. Pour le fleuve Congo, cette délégation a noté l'ensablement qui prend de plus en plus de volume tandis que le Lac Tchad est parti de 40 000 km² à 4000 km², perdant ainsi 90% de ses eaux.

« Regarder autour de vous, tous les petits cours d'eau ont tendance à disparaître. Les phénomènes climatiques extrêmes vont se poser et, à terme, l'espèce humaine est menacée. Aujourd'hui, il faut prendre conscience à travers les politiques publiques en y injectant une dose d'environnement », a conseillé Jean-Jacques Zam.

Il s'est également félicité de la mission conduite par la présidente de la commission environnement du Sénat pour s'enquérir de la situation d'exploitation illicite des mines à Sounda, dans le département du Kouilou. « Nous avons également noté à notre arrivée dans le pays la délégation parlementaire qui est allée sur le terrain s'enquérir des attentes sur l'environnement par l'exploitation minière illégale. Ce qui renforce notre plaidoyer auprès des autorités publiques dans la préservation de l'environnement », a-t-il déclaré.

Le Repar anime depuis le 21 juin un atelier de planification et de concertation sur la mise en œuvre de son cadre stratégique à Brazzaville. Une rencontre qui se tient quelques jours après la publication du rapport « alarmiste » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Selon Jean-Jacques Zam, ce rapport indique que les questions environnementales vont se poser avec acuité. « À partir de 2050, la planète sera pratiquement invivable. La survenue de ce phénomène était annoncée pour l'année 2100, mais le GIEC révise à la hausse l'hypothèse des problèmes qui vont survenir et qui vont déstructurer la vie actuelle », a-t-il poursuivi.

Face à cette menace grandissante, le Repar veut pleinement jouer son rôle visant à accompagner les Etats dans l'implémentation des politiques publiques dans le domaine de l'environnement. Selon le député camerounais, cette institution veut se positionner comme une force de réflexion, de propositions et d'actions dans le domaine. « Nous essayons de tout faire pour que les politiques publiques qui sont appliquées dans les Etats de l'Afrique centrale soient convergentes en matière de conservation et d'environnement », a-t-il poursuivi.

Il a, par ailleurs, salué le leadership international du président congolais, Denis Sassou N'Guesso, qui a mis sur pied le Fonds bleu du Bassin du Congo.

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