Cameroun: Exploitation sexuelle des enfants et des adolescentes - Le gouvernement dit stop

Au cours d'un point de presse donné hier, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a exhorté la contribution de tous pour sauver les valeurs morales et traditionnelles.

Des élèves se donnant en spectacle dans un lycée à Kribi. Des images et vidéos pornographiques d'une adolescente de 18 ans balancées sur les réseaux sociaux. Le gouvernement dit stop. La violence, sous toutes les formes, semblent devenir la norme. C'est la raison du point de presse donné hier au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff). Aux manettes, le ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa, accompagnée du ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguéné, de celle des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, du secrétaire d'Etat au ministère de l'Education de base, Asheri Kilo et enfin, du secrétaire général du ministère de la Communication, Félix Zogo.

Pour fustiger l'exploitation sexuelle des enfants et la publication d'images pornographiques sur les réseaux sociaux, le Minproff a relevé quelques faits qui menacent les jeunes filles. Il s'agit de l'exploitation des jeunes filles et des enfants à des fins commerciales ; la publication d'images pornographiques impliquant des enfants ; l'inceste ; le viol ; l'enrôlement dans des groupes WhatsApp ou des sites pornographiques ; le tourisme sexuel impliquant des filles et des enfants, les crimes rituels soumis sur des enfants ; des images indécentes et choquantes mettant en scène les jeunes filles dans des séances de partouze et sextape. Le ministre a dit son émotion face au cas le plus récent d'une fille de 18 ans dont les images se sont retrouvées sur le réseaux sociaux le mercredi 16 juin, journée de célébration de l'Enfant africain. « L'acte en lui-même est déjà ignoble. Le publier l'est encore plus », a-t-elle insisté, avant de dénoncer ces actes « odieux et malsains qui chosifient la jeune femme. »

Le gouvernement réitère son soutien permanent aux victimes et aux familles. Mieux, il appelle à une synergie d'actions des pouvoirs publics, des autorités politiques, judiciaires et religieuse, ainsi que de la société, pour une lutte contre les auteurs de ces actes. Les chefs de famille sont invités à plus de vigilance dans l'encadrement de leurs enfants. Ils doivent « veiller à préserver et renforcer les valeurs morales et traditionnelles », a exhorté Marie-Thérèse Abena Ondoa. Les jeunes filles sont priées de tourner le dos à la recherche du gain facile, à l'utilisation irresponsable des réseaux sociaux, à la consommation de drogue et d'alcool. Elles doivent surtout respect et obéissance aux parents. Aux auteurs de ces actes, le Minproff demande de prendre conscience du péril, de la détresse morale et psychologique dans lesquels ils plongent les victimes et les familles. « A quelque niveau que ce soit, nous avons tous le devoir de briser le silence et de combattre ces actes qui frisent la barbarie », a-t-elle insisté.

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