Angola: Les députés veulent affermir les institutions

Luanda — Les députés angolais ont exprimé mercredi la nécessité de renforcer les institutions pour le plein exercice de la citoyenneté dans le pays.

Cette position a été exprimée lors du débat, dans l'hémicycle, sur « L'exercice de la citoyenneté en Angola en tant qu'État démocratique de droit », proposé par le groupe parlementaire de la CASA-CE.

Selon les députés, la citoyenneté n'est pas seulement un droit, mais aussi un devoir qui doit être observé et rempli par tous les citoyens et les institutions publiques, en tenant compte de l'État de droit.

Alexandre Sebastião André, de la CASA-CE, promoteur du débat, a indiqué que l'exercice de la citoyenneté est extrêmement important dans le contexte actuel du pays.

Le rapport de raisonnement de la CASA-CE fait référence à la nécessité de revoir la législation sur le droit de se réunir et de manifester.

À son tour, la députée MPLA Júlia Ornelas a suggéré au promoteur de présenter une initiative législative à cet égard.

Lucas Ngonda, du FNLA, comprend que c'est l'exercice de la citoyenneté qui promeut le citoyen à la catégorie de dirigeant, affirmant qu'il est, en même temps, un citoyen impliqué dans les actes de citoyenneté.

Selon le député André Mendes de Carvalho, l'objectif de la CASA-CE est de clarifier certaines situations dans l'État de catastrophe publique « qui limite ou suspend l'exercice de certains droits fondamentaux, libertés et garanties des citoyens ».

Il comprend que ce fait ne devrait se produire qu'en déclarant l'état d'urgence, de siège ou de guerre, comme le prévoit la Constitution.

L'UNITA, de la voix de la députée Miraldina Jamba, considère qu'en vue de la pleine réalisation des droits des citoyens, l'État est tenu de promouvoir l'exercice de la citoyenneté.

Il a indiqué qu'en Angola, la majorité des citoyens ne jouissent toujours pas de tous leurs droits politiques, sociaux, économiques et culturels.

Il a appelé l'Exécutif à renforcer les conditions de travail dans les hôpitaux du pays, notamment les fonds, afin de permettre aux professionnels de terrain de faire face, plus efficacement, à la situation qui met en danger la vie de milliers de citoyens.

Alcides Sekala, également de l'UNITA, défend le changement des symboles nationaux, car, selon lui, ils se confondent avec les couleurs du MPLA, ainsi que le "dépolitisation des institutions publiques", pour la construction de la pleine citoyenneté.

Pour le MPLA, selon le député Boaventura Cardoso, les efforts de l'Exécutif pour assurer le respect des droits fondamentaux, des libertés et des garanties des citoyens sont évidents. Elle a d'ailleurs illustré la croissance exponentielle du taux d'électrification au niveau national, dont le secteur dessert plus de deux millions d'habitants.

Il a indiqué que, malgré les faiblesses du système de santé, des centres d'hémodialyse ont été construits et équipés, ce qui a réduit le pourcentage de patients évacués par les commissions médicales à l'étranger, de 52%, contre 92% en 2017.

Boaventura Cardoso a dit que le projet récemment approuvé de simplification des actes et des procédures dans l'administration publique est le corollaire de la posture affirmée de l'Exécutif face aux problèmes des citoyens.

Il a rappelé que l'Exécutif a créé, en 2019, le Plan d'action pour la promotion de l'employabilité (PAPE), qui a déjà bénéficié à deux mille jeunes.

Ce plan, a-t-il indiqué, prévoit de bénéficier directement à 83 000 citoyens et à 243 000 indirectement.

Le député Paulo de Carvalho a profité de l'occasion pour mentionner que de 2002 à cette date, avec la fin du conflit armé, le nombre d'Angolais ayant accès au système éducatif est passé de 2,5 à 10 millions.

Il a également souligné l'augmentation des enseignants de 60.000 à 209.000 cette année, et celle des salles de classe de 20.000 à 93.000.

Selon le député, l'Exécutif s'efforce d'inclure les Angolais dans le droit civil de base.

"Au cours des quatre dernières années, 6 840 000 cartes d'identité ont été délivrées, dont 48% sont des premières délivrances", a-t-il noté.

Cependant, a-t-il ajouté, le parti qui soutient le gouvernement est confronté avec une grande inquiétude au fait que le nombre d'Angolais vivant dans une situation d'exclusion sociale est encore élevé.

Il a noté que, dans une situation pire, sont ceux qui souffrent des effets de la sécheresse, des pluies torrentielles, du chômage, du veuvage et des orphelinat.

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