Sénégal: Variants britannique et indien - Une 3ème vague est envisagée selon le Pr Souleymane Mboup

Le très révérend David Njovu du diocèse anglican de Lusaka reçoit un test COVID-19 à la cathédrale de la Sainte-Croix à Lusaka, en Zambie

Le Sénégal n'est pas à l'abri d'une 3ème vague, selon le Professeur Souleymane Mboup, qui s'exprimait en marge d'un atelier de formation sur la décentralisation du diagnostic moléculaire au Sénégal à l'endroit des personnels de santé des régions de Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor.Un atelier tenu à l'IRESSEF de Diamniadio

Selon les résultats des travaux de séquençages effectués par l'IRESSEF sur les souches du SARSCOV2 en circulation au Sénégal les variants dits inquiétants se répandent au Sénégal. En effet, les travaux de séquençages réalisés sur les souches du SARS COV2 sur 600 souches du virus au cours de cette deuxième vague ont révlé la présence de 10% de variants dits préoccupants. Et parmi ces variants détectés, les 95% sont du type britannique, les autres sont le variant indien. Avec le sentiment de relâchement noté dans le respect des mesures barrières, l'éventualité d'une 3ème vague n'est pas à écarter selon, le Pr Souleymane Mboup président de l'IRESSEF.

Selon le spécialiste, il faut rester vigilants et se préparer à cette éventualité. «Le message c'est qu'il faut se dire qu'il faut se préparer à une éventuelle 3ème vague comme on le voit dans beaucoup de pays déjà et quelques pays en Afrique. On voit surtout ces variants préoccupants et comme je vous l'ai dit, il y a 10% des souches qui circulent qui sont des variants préoccupants avec surtout la majorité pour le variant britannique et le variant indien», a alerté le Pr Souleymane Mboup.

Encore préoccupé par le rythme de propagation du virus, le responsable de du laboratoire de l'IRESSEF rassure que son institut travaille pour une surveillance continue en étroite collaboration avec les autorités sanitaires du pays afin de mieux suivre et maitriser la pandémie. «Ce qu'on sait, c'est que leur propagation est extrêmement rapide certainement si on continue à suivre on va voir rapidement évoluer la proportion de ces variants. Et ça, c'est un travail que nous allons faire. Nous avons la capacité de faire un suivi très rapproché. Pratiquement, toutes les semaines nous séquençons et nous avons cette capacité au moins de séquencer chaque semaine.

Donc, nous pourrons suivre au fur et à mesure et c'est ça l'information qu'on voulait donner pour que les gens commencent à intégrer la possibilité d'une éventuelle 3ème vague et comprendre qu'il faut renforcer les mesures barrières mais surtout la vaccination parce qu'on a vu que les pays qui s'en sortent, sont des pays qui ont des taux de vaccination élevé», a-t-il souligné.

Face à cette situation, le Sénégal, veut prendre les devants avec la multiplication des possibilités pour des tests massifs. C'est dans cette optique que s'inscrit la formation d'une semaine qui se tient à l'IRESSEF, en collaboration, avec le ministère de la santé au profit des personnels de santé des régions de Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor.

Un atelier qui porte sur la décentralisation du diagnostic moléculaire au Sénégal par l'implantation de laboratoires de biologies dans les régions citées. Il s'agit selon directeur des laboratoires au ministère de la santé et de l'action sociale d'augmenter les capacités de tests et de favoriser leur massification dans les régions test en attendant de l'élargir à toutes les régions du Sénégal. «Il était difficile de faire cela dans toutes les régions tout de suite, ce sont des régions pilotes mais on a essayé de diversifier pour que les gens n'aient pas à faire de longues distances, si les choses s'aggravaient pour se faire tester. Si ce projet marche l'objectif c'est d'avoir des plateaux de biologie moléculaires dans toutes les régions du Sénégal. Ceci pour cette pandémie ou pour que si d'autres pandémies survenaient que toute de suite ces régions soient capables de faire les tests sans qu'on soit obligé de venir à Dakar», a confié Amadou Moctar Dièye.

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