Sénégal: Saly-Portudal / Finalisation du Plan national de renforcement du dialogue social - Le patronat pour la conciliation justice sociale-productivité du travail...

Meïssa Fall, au nom du patronat, est intervenu, le mardi 22 juin 2021 à Saly-Portudal, lors de l'ouverture de l'atelier de finalisation du Plan national de renforcement du dialogue social. Partant de constats, il a fait des propositions pour une relance de l'économie sur un fond de dialogue social soutenu. Le patronat, par la voix de son représentant, est pour la conciliation de justice sociale-productivité du travail, performance économique, un mieux-être individuel et collectif en milieu professionnel, dans un contexte de Covid 19.

A l'en croire, la présence du patronat aux travaux de finalisation du Plan national de renforcement du dialogue social découle d'un tripartisme républicain consistant à franchir une nouvelle étape dans l'atteinte des Objectifs de développement du Plan d'actions prioritaire ajusté et accéléré (PAP2A). Le second élément s'inscrit le sens de voir comment concilier justice sociale et productivité du travail, performance économique, «mieux-être» individuel et collectif en milieu professionnel, en cette période de pandémie sanitaire liée à Covid-19. Le troisième est de fixer des objectifs à la démocratie sociale active et productive, un souhait du patronat dans le but de plus travailler et mieux, avec zéro contentieux social, zéro grève, zéro paralysie d'un secteur d'activités ou d'entreprise.

... PERFORMANCE ECONOMIQUE, MIEUX ETREINDIVIDUELETCOLLECTIFENMILIEU PROFESSIONNEL DANS UN CONTEXTECOVID-19

Selon Meïssa Fall, le partage des fruits de la croissance générée parla productivité au travail, la compétence, le mérite et la probité est à ce prix. L'écho du patronat, pour lui, c'est faire de la rénovation sociale un désir réalisable, dans la confiance et le respect mutuel tripartites (Gouvernement/Employeurs/Travailleurs), dans le cadre du futur Plan national de renforcement du dialogue social. Ainsi, il a rappelé l'importance du respect mutuel tripartite. Meïssa Fall, au nom du patronat, présente son intervention comme une contribution par rapport à la problématique du dialogue social. «Prêter une oreille attentive à l'autre pour mieux comprendre ses idées est aussi une forme de participation», a-t-il exprimé.

Il a insisté pour mieux contextualiser en avançant : «Le contexte de cette rencontre est fortement marqué par la pandémie de Covid-19, une crise sanitaire dont l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans son communiqué du 21 juin 2021, nous dit craindre une 3e vague en Afrique Subsaharienne. Il appartient donc à la médecine, en premier lieu, d'apporter une réponse, une solution médicale, à ce fléau qui, à cause d'une logique de contamination basée sur la proximité physique, comporte des conséquences économiques et sociales inédites».

Le représentant du patronat a rappelé l'impact négatif de la crise sanitaire qui se traduit par des chocs exogènes et endogènes sur le dialogue social dans le pays. A son avis, l'entreprise et les travailleurs restent les premières victimes des conséquences sanitaires, économiques et financières du phénomène évoqué. Le dialogue social, malgré tous les efforts, accompagnement, plan de résilience, création du fonds de riposte et de solidarité, a subi des contrecoups. Faire face aux effets de la crise reste une préoccupation de l'entreprise, constate Meïssa Fall. Des secteurs entiers sont plongés dans le sinistre comme le tourisme, les voyages et l'hôtellerie, a-t-il évoqué. Les stratégies mises en place pour les perfuser ont atteint des limites. ...

ET DES REFORMES DU CADRE REGLEMENTAIREET JURIDIQUE DES RELATIONS DETRAVAILEN ENTREPRISE

Il n'a pas manqué de parler des mutations de la Covid-19, avec les nouveaux variant. Selon lui, «dans une perspective de relance économique, de pérennisation et de création d'emplois, il devient donc urgent de procéder aux réformes portant sur le cadre réglementaire et juridique des relations de travail en entreprise, mais également de mettre en œuvre les décisions prises à l'issue des différentes concertations publiques-privées et concertations sociales tripartites». Il a conclu ses propositions en disant : «pour rendre plus attractif l'investissement privé, les questions de la flexibilité, de la productivité, du télétravail, du financement du chômage technique dans les cas de force majeure doivent être abordées. Bien entendu, les partenaires sociaux signataires des conventions collectives devront, à ce titre, engager les concertations nécessaires sous la supervision de l'Apix, du ministère en charge du Travail et du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS)».

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