Congo-Brazzaville: Cours du marché - Le panier de la ménagère de plus en plus difficile à garnir

Dans les marchés brazzavillois, les prix des denrées alimentaires de première nécessité ne cessent de grimper ces dernières semaines. Cette situation devenue fréquente affecte le panier de la ménagère.

Addition, soustraction, multiplication, division, toutes ces notions sont dorénavant appliquées dans les marchés pour les acheteurs, mais aussi les vendeurs qui, par-delà les prix apparemment exorbitants, doivent garantir les marges bénéficiaires.

L'huile illustre le lot des produits les plus consommés dans les ménages congolais. Ces dernières années, son prix n'a cessé d'augmenter. Un bidon d'huile de 25 litres était auparavant vendu à 13500 FCFA, aujourd'hui il coûte 25000 FCFA. Vendu à 650 FCFA il y a quelque temps, le litre d'huile vaut actuellement 1100 CFA ou 1200 CFA, selon les marchés. « Bientôt les gens vont préparer avec l'huile de palme comme au beau vieux temps », a déclaré Chanel. Le panier de la ménagère prend un grand coup.

Cette inflation concerne les autres vivres frais, tels que le haricot, le riz et les épices. Selon le syndicat des transporteurs, la flambée des prix s'explique par le coût élevé des taxes et le rançonnage des camions sur le réseau routier. « Les tracasseries routières compliquent l'acheminement des marchandises vers Brazzaville. Le coût exorbitant des postes de pesage entre Brazzaville et NTAM varie entre 800. 000 FCFA à 2.500.000 FCFA », a signifié Cyril Dzoundou, président du syndicat des transporteurs.

Les trafics sur le réseau routier, une des causes du problème

Le flux du trafic entre le Cameroun et Brazzaville, qui approvisionnait avec quarante camions par mois il y a dix ans, est réduit à deux camions par mois aujourd'hui. « Le Congo vit plus d'importation des produits provenant du Cameroun. La pression fiscale sur la route participe à la hausse des prix des denrées dans le marché », a affirmé Malonga Éric, président de l'association des consommateurs. Pour résoudre ce problème, les transporteurs ont adressé un courrier le 25 mai dernier au Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, pour mettre fin au rançonnage illégal des camions sur le trafic.

A La Une: Congo-Brazzaville

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X