Maroc: L'enfant a besoin d'une nutrition adaptée pour un développement cérébral sain (ministère)

Rabat — Pendant les premières années de sa vie, en particulier de la grossesse jusqu'à l'âge de 3 ans, l'enfant a besoin, pour un développement cérébral sain, d'une nutrition adaptée, d'être protégé et stimulé, a indiqué le ministère de Santé.

Dans un document publié à l'occasion de la campagne de sensibilisation autour de la nutrition maternelle et infantile (24 juin-24 juillet 2021), le ministère a souligné que les carences nutritionnelles survenant pendant la petite enfance entraînent des retards de croissance, qui touchent près d'un enfant de moins de 5 ans sur quatre dans le monde, notant que les progrès récents des neurosciences apportent de nouvelles preuves concernant l'architecture cérébrale de l'enfant durant cette période, d'autant plus que le cerveau de l'enfant se construit, dans les toutes premières années de la vie, à une vitesse fulgurante.

À cet égard, le ministère a relevé que le manque de suivi et l'inaction ont un prix élevé et des répercussions à long terme sur la santé, le bonheur et le potentiel de revenu de ces enfants à l'âge adulte, soulignant qu'ils contribuent également à des cycles globaux de pauvreté, d'inégalité et d'exclusion sociale.

Grâce à des preuves scientifiques convaincantes et à un plaidoyer continu, les gouvernements et les sociétés commencent à comprendre à quel point il est crucial d'investir dans les premières années de la vie de l'enfant, a souligné la même source.

Sur le plan national, ce thème prend son importance des statistiques enregistrées dernièrement, a noté le ministère, mettant l'accent sur la régression de certaines manifestations de malnutrition comme le rachitisme et la kwashiorkor.

Toutefois, il y a la persistance du retard de la croissance chez l'enfant et l'émergence du surpoids et de l'obésité qui constituent toujours des problèmes de santé publique au niveau national, touchant les enfants et les adultes à la fois.

S'agissant de l'allaitement maternel exclusif, le document a révélé que les indicateurs de qualité sont encore inférieurs aux objectifs souhaitables, faisant observer que l'allaitement exclusif n'est que de 35% et l'allaitement précoce est autour de 42,6%, alors que les carences en micronutriments restent un problème de santé publique malgré l'amélioration enregistrée ces dernières décennies.

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