Madagascar: « U-Report Madagascar » - Une plateforme sociale pour amplifier la voix de la jeunesse malgache

Quelques représentants du comité national qui contribuent à la mise en œuvre du U-Report sur tout le territoire national.

Madagascar vient d'intégrer le programme mondial U-Report de l'UNICEF en faveur des jeunes. C'est un projet qui vise à prendre en compte leurs avis à travers une plateforme technologique interactive dont l'inscription est gratuite.

Ta voix compte ! C'est le message que le programme U-Report du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) souhaiterait diffuser à la jeunesse malgache, pour les encourager à s'exprimer à travers des sondages disponibles sur une plateforme sociale. Ce programme, dont le lancement officiel s'est tenu hier à Taolagnaro, cible les jeunes entre 14 à 30 ans, et est disponible sur des plateformes de communication modernes telles que le site web, Facebook, SMS ou encore WhatsApp. Il permet aux jeunes de s'exprimer, s'informer et se mobiliser sur des sujets sociétaux comme l'éducation, la santé ou encore l'emploi, et de proposer des solutions aux problèmes auxquels ils font face. Le représentant adjoint de l'UNICEF à Madagascar, Jean-Benoît Manhes, estime qu'il est très important que la voix de la jeunesse soit entendue pour apporter des solutions à leurs problèmes. Actuellement disponible dans 85 pays du monde entier avec 15 millions d'abonnés, cette plateforme sociale compte actuellement 1 727 membres à Madagascar. Les U-Reporters de Taolagnaro ont également inauguré les graffitis comportant le slogan de ce programme.

Gratuit. Les jeunes qui souhaiteraient devenir des U-Reporters sont invités à s'inscrire sur le numéro vert 301 à travers des messages SMS. « Il suffit juste d'envoyer le mot « Ureport » à ce numéro et de répondre au questionnaire se référant au sexe, âge et occupation de l'adhérent. Le service est anonyme, et ils sont appelés à participer à des sondages dont les résultats sont accessibles à tous et en temps réel sur le site https://madagascar.ureport.in » , selon à son tour le Directeur général de la jeunesse (DGJ), Juliana Ratovoson. Cette inscription gratuite est valable pour les trois opérateurs téléphoniques dans le pays, et ne nécessite pas de connexion internet. Le choix du SMS n'est pas fortuit car le taux de couverture de la téléphonie mobile est beaucoup plus important que le taux d'accessibilité à internet et aux réseaux sociaux, alors que ce projet se veut être le plus inclusif possible.

Exploités. Les résultats des sondages et interactions formeront la base d'un dialogue avec les preneurs de décision et la société civile. D'après toujours Juliana Ratovoson, ils seront utilisés à bon escient pour que la politique en faveur des jeunes puisse coïncider avec leurs attentes. « L'emploi des jeunes est toujours une priorité dans nos programmes. Il est donc essentiel que nous mettions à la disposition des jeunes des outils de dialogue, d'information et de mobilisation pour qu'ils puissent participer au développement en créant des emplois, et à avoir une culture entrepreneuriale », renchérit-elle.

Chômage. Concernant la ville de Taolagnaro où s'est déroulé le lancement officiel de ce programme, plus de la moitié des jeunes dans cette ville est au chômage. C'est le plus grand problème auquel ils font face, mais des efforts sont déjà menés dans ce sens pour leur autonomisation. « Les résultats des sondages réalisés dans ce programme vont grandement contribuer à dénouer ce problème », d'après le maire, Mamy Randrianaina.

Plus de: Midi Madagasikara

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X