Sénégal: Assemblée nationale - Les « droits-de - l'hommistes» expriment leur préoccupation

Une séance à l'Assemblée Nationale

Dans une déclaration conjointe rendue publique hier, vendredi 25 juin, la RADDHO), la LSDH et Amnesty International Sénégal ont indiqué avoir «pris connaissance, avec surprise, du contenu du projet de loi modifiant le Code pénal et redéfinissant l'acte de terrorisme et organisant la répression de l'incrimination».

Soulignant que «selon le nouvel article 238, tout regroupement, toute violence ou voies de fait, ou encore toute dégradation de biens appartenant à l'Etat ou intéressant la chose publique, seraient désormais potentiellement constitutifs soit du crime d'association de malfaiteurs, soit du crime de terrorisme», ces organisations de défenses des droits de l'homme estiment non seulement qu'une «telle loi remettrait substantiellement en cause l'exercice des libertés et droits reconnus par la Constitution sénégalaise et garantis par les lois de la République, particulièrement le droit à la manifestation et la liberté d'expression». Mais aussi qu'elle «serait également en porte-à-faux avec les engagements souscrits par le Sénégal dans le domaine des droits de l'homme aussi bien au niveau africain qu'au plan international».

Poursuivant leurs propos, ces organisations de rappeler qu'une lutte efficace contre le terrorisme suppose un consensus national sur la définition et les modalités de lutte contre un fléau qui sévit déjà dans beaucoup de pays de la région.

Ainsi proposent-ils, le «retrait du projet de loi et l'organisation d'un débat national sur la question serait la meilleure réponse aux craintes exprimées ça et là sur le possible détournement de la lutte contre le terrorisme à des fins politiques».

«Donnonsnous le temps de la concertation car, il y va de l'avenir politique et social de notre cher Sénégal», insistent encore dans ce texte Sadikh Niass de la RADDHO, Me Assane Dioma Ndiaye de la LSDH et Seydi Gassama, d' AI Sénégal.

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