Afrique de l'Est: Le pouvoir somalien reconnaît l'envoi de soldats en entraînement en Érythrée

Depuis le début de l'année en Somalie, des femmes n'ont pas de nouvelles de leurs enfants militaires. Le gouvernement a finalement reconnu qu'ils avaient été envoyés se former en Érythrée. Mais plusieurs sources indiquent qu'une partie combat au Tigré. Un dossier très embarrassant pour le pouvoir.

Selon plusieurs sources, un accord aurait été conclu en septembre 2018 entre le président somalien Mohamed Farmajo et son homologue érythréen Issaias Afeworki. Entre 3 000 et 7000 militaires somaliens auraient été envoyés s'entraîner dans quatre camps en Érythrée. Une opération secrète gérée par les renseignements.

L'affaire a pris une autre dimension lorsque des informations ont circulé, affirmant que ces soldats somaliens avaient été engagés dans le conflit au Tigré. Des parlementaires ont alors demandé des comptes au gouvernement. Un récent rapport de l'ONU a même confirmé l'envoi de ces jeunes recrues au Tigré. Les Somaliens auraient notamment participé à la bataille d'Aksoum, où un nombre indéterminé seraient morts. Des informations extrêmement embarrassantes pour Mogadiscio si elles étaient confirmées.

Face à la pression, le pouvoir, qui niait encore récemment, a finalement reconnu l'existence de cette mystérieuse formation militaire en Érythrée. Mais il a farouchement nié toute implication de Somaliens au Tigré.

Toutefois, la pression n'est pas retombée et le Premier ministre a nommé une commission d'enquête présidée par le ministre de la Défense, aidé par celui de l'Intérieur, l'ambassadeur somalien en Éthiopie et le chef de l'armée somalienne. Certains opposants ont aussitôt critiqué, estimant que les ministres nommés étaient à la fois juge et partie.

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