Cameroun: Prise en charge du VIH - Le satisfecit de l'Onusida

Savina Ammassari représentante pays a témoigné la reconnaissance de son agence au gouvernement, vendredi dernier à Yaoundé lors de son échange avec le ministre de l'Economie.

Le ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a reçu en audience le vendredi 25 juin dernier, la directrice pays d'Onusida, Savina Ammassari. L'hôte du ministre a indiqué à la presse qu'elle était venue remercier le Minepat pour l'étroite collaboration entre le Cameroun et l'Onusida ces dernières années. Mais surtout, elle était là pour féliciter les résultats de la suppression de paiements des patients pour les services VIH/sida.

C'est, d'après elle, une directive ministérielle adoptée par le ministère de la Santé publique en 2019 et entrée en vigueur en janvier 2020. « Nous avons travaillé ensemble avec le Minepat, le Minfi et le Minsanté pour réaliser cet objectif, dira-t-elle. Il y a lieu de se réjouir car la suppression de ces barrières financières a apporté une amélioration nette dans les indicateurs relatifs au VIH notamment pour ce qui est des dépistages, de la prise en charge, des consultations et des contrôles des charges virales. « Tout cela est aujourd'hui gratuit et c'est un soulagement pour les ménages », s'est réjouie Savina Ammassari. Elle a toutefois regretté qu'il y ait encore 70% des paiements supportés par les ménages et posant un véritable problème pour les populations vulnérables.

Il faut dire que l'Onusida a aidé le gouvernement à faire une estimation du montant nécessaire pour remplacer les paiements effectués par les patients. Savina Ammassari a également parlé de la planification faite afin que le budget camerounais soit pris à contribution dans ce processus. « Le cycle vient de commencer et j'ai prié le Minepat de s'assurer que la ligne budgétaire pour la suppression de ces paiements soit prise en compte dans la nouvelle loi et approuvée plus tard dans l'année », a-t-elle suggéré.

L'éducation était également au centre des discussions. Il est question d'investir davantage dans ce domaine, notamment dans celle des filles, d'autant plus qu'elles sont beaucoup plus infectées que les garçons. En effet, sur les 17 000 nouveaux cas de personnes déclarées positives au Cameroun, deux sur trois sont des filles. L'Onusida souhaite donc que l'investissement dans le domaine de l'éducation ne soit pas seulement axé sur le plan national, mais que les acteurs privés y soient également impliqués.

L'objectif visé est que les services soient de bonne qualité et accessibles. D'après elle, il a été prouvé scientifiquement qu'en gardant les filles à l'école jusqu'à la fin du secondaire, on peut réduire de façon significative les infections. La vision globale est que d'ici 2025, l'accès à l'école devienne gratuit et que les familles vulnérables aient un soutien à travers les filets sociaux et les accès aux bourses scolaires.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X