Cote d'Ivoire: La bonne gouvernance - Une réalité sous le Président Ouattara

Les Ivoiriens ne prête peut-être pas attention. Mais sous Ouattara, la gestion des affaires publiques se fait en toute transparence. Dans cette veine, la situation d'exécution budgétaire des établissements publics nationaux (EPN) à fin décembre 2020 a été publiée le mercredi 16 juin 2021 à l'issue du conseil des ministres.

Les bons et les mauvais points ont été distribués. On retient que le budget alloué aux EPN pour l'exercice 2020 s'équilibre, en ressources et en emplois, au 31 décembre 2020, à 577,8 milliards. Ce budget a connu une hausse de 36,8 milliards par rapport au budget initial, en raison des modifications budgétaires intervenues en cours d'exercice, principalement en faveur de l'Agence Emploi Jeunes (AEJ) à hauteur de 20,3 milliards et de l'Institut National Polytechnique Felix Houphouët-Boigny à hauteur de 4 milliards.

Selon le communiqué du conseil des ministres, le budget des EPN constitue 9,9% du budget 2020 de l'Etat (hors dette publique et comptes spéciaux du Trésor). A fin décembre 2020, les ressources globales mobilisées par les EPN s'élèvent à 540,7 milliards pour une prévision annuelle de 577,8 milliards, soit un taux de réalisation de 93,6%. Les dépenses exécutées par les EPN, sur l'année 2020, se chiffrent globalement à 481,8 milliards pour une prévision annuelle de 577,8 milliards, soit un taux d'exécution de 83,4%, supérieur à celui de 2019 (80,4%). Il en ressort, soutient le communiqué, un solde budgétaire excédentaire de 58,9 milliards à fin décembre 2020.

Ce résultat est en amélioration par rapport à celui de l'exercice 2019, qui était excédentaire de 26,8 milliards. Les bons points ont été distribués à l'Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), au Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) et à la Société de gestion du patrimoine immobilier de l'État (SOGEPIE) au vu de leurs résultats d'exploitation qui s'élèvent respectivement à 4,8 milliards de FCFA, 3,7 milliards de FCFA et 2,4 milliards de FCFA.

Cet excédent de gestion 2020 traduit l'efficacité du contrôle concomitant des recettes et des dépenses dans l'exécution du budget des EPN, qui n'autorise les engagements de dépenses qu'en tenant compte du niveau de réalisation des ressources.

A côté de ces EPN, il y a des structures publiques qui, en dépit du contexte difficile marqué notamment par la pandémie de la Covid-19, ont maintenu la bonne dynamique observée ces dernières années au niveau de leurs résultats, avec une croissance, à périmètre constant, de 94% du résultat net provisoire consolidé, pour s'établir à 55,5 milliards FCFA contre 28,6 milliards FCFA en 2019. Selon le communiqué, la bonne performance réalisée en 2020 est principalement portée par les sociétés d'Etat, avec une réalisation estimée à 42,5 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 83% par rapport aux objectifs budgétaires de l'exercice.

L'excédent observé au niveau des sociétés d'Etat est tiré par le Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD) 26,8 milliards FCFA), la Société pour le développement minier de la Côte d'Ivoire (SODEMI) 17,1 milliards FCFA, le Port autonome d'Abidjan (PAA) 8 milliards FCFA et l'Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications-TIC (ANSUT), 5,8 milliards FCFA. Les sociétés à participation financière publique affichent également un excédent de 13 milliards FCFA, pour une prévision de 21 milliards FCFA.

Cette réalisation est soutenue par le résultat net de la Banque nationale d'investissement (BNI) 17,4 milliards FCFA, le Guichet unique du commerce extérieur de la Côte d'Ivoire (GUCE-CI) 6,5 milliards FCFA et la Compagnie minière du littorale (CML) 5,7 milliards FCFA. Les mauvais points ont été attribués à dix sociétés qui présentent un déficit à fin 2020, pour une perte cumulée de 56,6 milliards FCFA contre un déficit prévisionnel cumulé de 26,4 milliards FCFA.

Il s'agit, notamment de la SODEXAM (-4,4 milliards FCFA), de PETROCI HOLDING (-4,4 milliards FCFA), de la Poste CI (-4,3 milliards FCFA), de la SOTRA (-1,8 milliard FCFA) et de SODERTOUR-LACS (-1,4 milliard FCFA). Selon le communiqué, ces contre-performances s'expliquent, pour la grande majorité de ces entreprises, notamment celles des secteurs du transport et de l'hôtellerie, par le contexte de crise sanitaire.

Pour les autres, le déséquilibre observé est la conséquence des difficultés structurelles de ces sociétés. Hormis ces résultats insuffisants, les bonnes performances réalisées à fin 2020, devraient se maintenir pour l'exercice 2021. En effet, les budgets soumis par les entreprises publiques permettent de projeter un résultat net consolidé qui ressortirait à 52 milliards FCFA, en légère baisse de 6% par rapport à l'atterrissage 2020.

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