Cote d'Ivoire: Renouvellement des instances de la CNJCI - Le Bureau national dénonce des irrégularités dans le processus

Les responsables du bureau national du Conseil National de la Jeunesse de Côte d'Ivoire (CNJCI) sont montés au créneau, hier, pour dénoncer des irrégularités dans le processus de renouvellement des instances de leur faitière.

Le secrétaire général adjoint (SGA), Doho Guy Joris dudit bureau et la conseillère Sidibé Assata, du bureau, ont relevé, au cours d'une conférence de presse qu'ils ont co-animée, à Cocody, soutenu que « la direction de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes (DVARCJ), du ministère de la Promotion de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes qui a la charge d'organiser les mouvements associatives en Côte d'Ivoire, est elle-même juge et partie », a fait savoir Doho Guy.

Qui a également dénoncé que la DVARCJ a organisé le 20 avril dernier, une convention du CNJCI avec le ministère de tutelle en absence du président national sortant. A l'en croire, le processus de renouvellement est biaisé et toutes les procédures en vigueur en matière d'autonomisation de la jeunesse ne répondent pas à l'esprit de la charte africaine de la jeunesse. Les conférenciers ont décrié le fait que malgré les irrégularités enregistrées, « la DVARCJ a continué en annonçant le recensement des associations, le dépôt des candidatures, le recensement des candidatures et des électeurs ».

Puis, de poursuivre : «Il est clair qu'au regard de plusieurs plaintes formalisées par des leaders de jeunesses dans tous les départements, le processus tel qu'entamé par la DVARCJ comporte de nombreuses irrégularités », a dit Doho Guy. Pour sa part, Sidibé Assata a recommandé que la DVARCJ revienne aux fondamentaux, en organisant des élections justes, apaisées et transparentes pour le bien-être de la jeunesse de Côte d'Ivoire.

Les conférenciers ont interpellé le ministre en charge de la Jeunesse, en vue de veiller à l'égalité des chances dans un processus électoral transparent à travers le réaménagement du calendrier électoral, la recomposition du jury de validation des associations et des dossiers de candidatures, la prise en compte des recommandations visant à rendre le processus plus transparent.

Ils souhaitent en outre l'implication de la société civile dans le collège électoral. La mise en place d'un calendrier électoral consensuel (ministère-bureau sortant). Le retrait pur et simple de la candidature du sous-directeur de la DVARCJ. Le rajout de toutes les associations qui ont été maladroitement retirées du listing.

Le retrait des associations qui n'ont aucune existence avérée dans les différents départements et la prise de toutes les dispositions utiles garantissant un processus transparent et démocratique. Ils ont par ailleurs rappelé que c'est seulement le 22 juin 2021 que la décision n°2021.016 MPJIPSC/CAB du 22 juin 2021 déterminant les modalités d'organisation de la Convention nationale des jeunes de Côte d'Ivoire, est prise par le ministère en charge de la Jeunesse.

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