Cote d'Ivoire: Percée du RHDP dans le pays Akyé/Abel Botchi (député) - « La région de La Mé doit beaucoup au Président Ouattara »

interview

Honorable, vous venez d'achever une tournée dans les 24 villages de votre circonscription. Pourquoi cette tournée ?

Nous avons été élu avec une majorité importante et nous avons estimé qu'il serait bon d'exprimer notre reconnaissance aux populations à qui nous avons dit, par la même occasion, notre intention d'être entièrement à leur disposition. Elles nous ont fait confiance. Il est bon de repartir vers elles pour qu'elles sachent qu'on fera le chemin ensemble. Nous nous sommes engagé à travailler pour nos parents, il nous faut donc être en contact permanent avec eux. Hier, ils étaient électeurs, la campagne terminée, ils sont des parents et nous devons régulièrement être avec eux afi n de nous imprégner de leurs réels problèmes et chercher à les régler, sinon les aider à y parvenir.

Comment comptez-vous y arriver quand on sait qu'un député n'a pas de budget ?

Nous l'avons affirmé pendant la campagne et nous le répétons encore aujourd'hui, l'essence de la vie, ce sont les relations. Nous pensons pouvoir nouer des contacts afin d'aider les populations. C'est vrai que nous n'avons pas de budget comme les collectivités locales, mais nous pensons que nous pouvons être le chargé de mission des populations. Aller partout, chercher et trouver quelques moyens pour pouvoir régler leurs problèmes. Il y a des Ong qui existent, il y a d'autres possibilités pour aider à réaliser des projets. On peut offrir un forage, réhabiliter une école primaire, un centre de santé si on sait frapper à la bonne porte. Nous pouvons nous battre pour nos parents et nous le ferons.

Avant votre élection, on se souvient que vous étiez en Allemagne où vous avez cherché à nouer beaucoup des contacts...

Effectivement. Ce qui nous a un peu bloqué dans les relations que nous avons eues avec les Allemands, c'est que nous n'étions mandaté par personne. Maintenant que nous sommes député, nous allons repartir en Allemagne pour voir nos contacts, nos partenaires et voir ensemble comment ils peuvent aider nos populations. Il y a quelques actions qui ont été menées dans mon village, Assikoi, où les Allemands ont construit une usine d'attiéké pour les femmes. Maintenant que je suis député et que ma circonscription électorale couvre 24 villages, nous allons faire des efforts pour élargir ces aides.

Comment avez-vous fait pour avoir la confi ance des populations dans une circonscription répu-tée bastion du Fpi ?

Notre chance vient du fait qu'aujourd'hui, le Pré-sident Ouattara a réalisé des infrastructures dans la région de La Mé. En termes d'investissements, c'est énorme. La Mé lui doit beaucoup. Qui pouvait imaginer un seul instant que le bitume pouvait partir d'Adzopé à Yakassé-Attobrou et continuer jusqu'à Bettié, en passant par des villages comme Biébry qui étaient dans un désarroi total? Aujourd'hui, la majorité des rues d'Adzopé sont bitumées et quand on fait le bilan, les populations se rendent compte que la politique ne consiste pas à suivre un leader absolument. Ce n'est pas le plus important. Il n'y a plus d'idéologie, seuls comptent les actes. Grâce au Président Ouattara et au Premier ministre Patrick Achi, les projets de développement ont fait ma campagne. J'ai sillonné pratiquement tous les villages de la région avec le Premier ministre, j'ai vu ce qu'il a fait pour les populations. Et les parents ont compris que la politique se résume en une question : qu'est-ce que nous gagnons? Ce ne sont pas les bavardages inutiles. Aujourd'hui, les popula-tions ont pris conscience et leurs préoccupations se résument ainsi : qui peut apporter le développement dans leur village, dans leur sous-préfecture, dans leur canton, dans leur départe-ment et dans la région de La Mé? C'est donc le com-bat que nos parents ont décidé de mener et nous allons, aux côtés du Pre-mier ministre, mettre tout en œuvre pour que les parents puissent jouir de ce qu'on recherche, c'est à dire le développement.

Honorable, vous êtes un homme de culture reconnu. Vous avez sillonné l'Afrique et participé à des festivals hors du continent avec votre groupe, le Gasca d'Adzopé. Aujourd'hui homme politique, peut-on penser que vous ne participerez plus aux activités culturelles ?

Non, de là où je suis aujourd'hui, je suis bien placé pour prendre la chose culturelle en main. Nous allons essayer, dans notre circonscription, d'initier les enfants, les jeunes au théâtre, à la poésie. Ce sont des outils qui peuvent les amener à se prendre en charge. Quand vous amenez un enfant à mémoriser des textes de théâtre, ça développe son esprit et apprendre à l'école est facile pour lui. Nous allons essayer d'initier de petits festivals dans la circonscription afin que les enfants puissent prendre goût à la culture. Nous allons essayer de mettre en valeur certaines richesses culturelles locales, certains jeux artistiques qui sont aujourd'hui archivés. Nous allons revaloriser la culture dans notre circonscription, l'homme de culture Abel Botchi demeure.

Vous êtes aussi un élu de la nation tout entière. Le monde de la culture peut-il compter sur vous à l'Assemblée nationale ?

Nous sommes en train de travailler sur des projets, j'en ai parlé avec Mme le ministre de la Culture. Aujourd'hui, l'artiste ivoirien n'a pas de statut et c'est le combat que je veux mener à l'Assemblée nationale. J'ai informé Mme la ministre de la Culture qui également travaille sur le dossier. Je serai l'avocat des artistes à l'Assemblée nationale. Mais pour gagner cette bataille, il faut que les artistes comprennent qu'ils doivent se mettre ensemble, car tant qu'ils ne seront pas unis, le combat sera difficile à mener. Je me réclame toujours homme de culture et grâce à Dieu, je suis aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Le monde de la culture peut compter sur moi.

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