Congo-Kinshasa: Le président Tshisekedi sera candidat à la présidentielle de 2023

En République démocratique du Congo, le locataire de la cité de l'Union africaine, Félix Tshisekedi veut briguer un deuxième mandat à la présidentielle en 2023. Il l'a dit explicitement lors d'une interview à la télévision publique, la RTNC.

"Sur mon intention de me repositionner en 2023 (...) je veux continuer. J'ai une vision pour ce pays : je veux voir ce pays se transformer, je crois que nous avons une chance, une occasion de transformer ce pays, nous devons le faire", a annoncé le président Tshisekedi à la RTNC, à mi-chemin d'un mandat marqué par la rupture de l'alliance avec son prédécesseur Joseph Kabila.

M. Tshisekedi ne cache plus son intention de briguer un second mandat d'autant plus que rien ne le lui interdit. La Constitution congolaise permet un maximum de deux mandats d'une durée de cinq ans à la magistrature suprême.

"Je ne veux pas qu'on pense que comme j'ai cette ambition, je vais me comporter comme si j'étais en campagne. Lorsque le travail sera fini, nous retournerons vers le peuple pour solliciter les suffrages", a expliqué le chef de l'État.

Deux jours plus tôt, M. Tshisekedi avait confié au journal Jeune Afrique qu'il avait le droit de faire deux mandats, avant de poursuivre: "Pourquoi m'arrêterais-je en chemin ? J'ai une vision pour ce pays, je veux la concrétiser. Si le peuple veut bien m'accorder ce second mandat, je poursuivrai ma mission. Et après, je passerai la main".

Africa News rapporte que lors d'une tournée dans l'Ex-Katanga, le chef de l'Etat congolais avait appelé la population à lui renouveler sa confiance. "Je vais vous présenter un programme qui prendra en compte tous les territoires du Congo. Vous verrez comment nous allons changer le Congo d'ici aux élections de 2023.", avait-il lancé. Puis de poursuivre : "Je vais vous revenir pour vous demander si vous êtes contents de ma gestion jusqu'en 2023 accordez-moi encore vos voix pour que je continue.

M. Tshisekedi ne donne aucune garantie sur l'organisation de la présidentielle à l'échéance constitutionnelle de décembre 2023.

"Bien malin celui qui pourra le garantir. Mais précisons les choses : le retard pris dans la désignation des membres de la Commission électorale (Céni) n'a rien à voir avec moi", s'est-il dédouané pendant l'interview sur la RTNC.

Ancien opposant, M. Tshisekedi succédé à Joseph Kabila en janvier 2019 après avoir été proclamé vainqueur de la présidentielle controversée de décembre 2018.

Les deux hommes avaient alors signé un accord de coalition auquel M. Tshisekedi a mis fin en décembre 2020. Depuis, le chef de l'État a pris le contrôle de toutes les institutions du pays.

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