Congo-Kinshasa: Attentats au Nord-Kivu - La population est invitée à "ne pas tomber dans la provocation des terroristes"

Kinshasa — " Ne tombez pas dans le piège des ADF et de leurs alliés qui, avec les dernières attaques, mènent une guerre psychologique pour inciter la population à se rebeller contre l'état de siège ", indique une note envoyée à l'Agence Fides par la CEPADHO, une organisation de défense des droits de l'homme basée à Goma, capitale du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), où les attaques se sont intensifiées ces dernières semaines; elles sont attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), acronyme original d'un groupe d'origine ougandaise qui a récemment déclaré son adhésion à l'État islamique.

Parmi les attaques, CEPADHO rappelle l'explosion d'une bombe artisanale à la paroisse de St. Emmanuel, dans le district de Butsili, dans la municipalité de Mulekera, vers 6 heures du matin le dimanche 27 juin. La bombe introduite frauduleusement dans l'église pour causer des pertes humaines importantes, a causé 2 blessés graves et des dégâts matériels considérables (destruction de meubles, de fenêtres, d'équipements audio, etc.) Le pire a été évité par le fait que l'explosion a eu lieu avant le début de la messe, au cours de laquelle était prévue la confirmation de plusieurs adultes et jeunes, de nombreux fidèles et officiants du culte.

Toujours le dimanche 27 juin, un terroriste est mort dans l'explosion de l'engin qu'il s'apprêtait à déclencher, blessant deux autres personnes, tandis qu'un autre engin explosif a été découvert non loin d'une station-service.

"CEPADHO, qui condamne ces attentats, estime que la virulence des ADF ne doit pas surprendre. Il s'agit en fait d'une stratégie d'opposition à l'état de siège décrété par le gouvernement. Par ces actes, les djihadistes cherchent à infliger d'importantes pertes en vies humaines et d'énormes dégâts matériels pour inciter la population à combattre en leur nom la décision de l'état de siège décrétée par le Président", indique la note.

Le 6 mai, l'état de siège est entré en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, proclamé le 3 mai par le président Félix Tshisekedi (voir Fides 7/5/2021). Dans cette ordonnance, le chef de l'État a nommé un gouverneur militaire et un gouverneur adjoint de la police qui assumeront les pouvoirs des autorités civiles pour une période de 30 jours. Le président Tshisekedi a pris cette décision après des décennies de conflit armé dans l'est du pays.

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