Guinée: Conakry renoue-t-elle avec les inondations ? (l'Édito du Jour)

éditorial

Nous sommes au mois de juillet, mieux vaut prévenir les frasques de ce gros démon qu'est l'insalubrité, une des causes d'inondations les plus troublantes à Conakry. Le phénomène survient on le sait avec la rentrée progressive des grandes pluies.

Si certaines régions comme la Guinée forestière sont rythmées par les précipitations actuellement, force est de constater que la capitale guinéenne n'est pas encore si trempée. Toutefois dans la nuit de lundi à mardi, Conakry a dormi ou presque sous la pluie et comme il fallait s'y attendre, dans certains quartiers, l'on note quelques débordements.

Plusieurs ménages payent ainsi chaque année, les frais de l'indifférence quasi généralisée face à la nécessité d'adopter les pratiques qu'exige la vie en agglomération et d'une manière générale, la vie en société. C'est-à-dire s'accommoder de l'ordre et de la propreté pour espérer échapper à la fureur des inondations et leur cortège de malheurs dont les maladies hydriques.

Malgré les efforts du gouvernement en matière d'aménagement urbain et d'assainissement, les habitudes persistent fort malheureusement. Le bouchage des caniveaux dont la plupart sont pris pour des dépotoirs et le jet d'ordures sur la voie ferrée sont entre autres comportements peu catholiques de nombreux habitants de la grande métropole.

Les premiers dégâts enregistrés après le passage remarqué de la pluie la nuit dernière, doivent nous interpeller davantage. Une autre couleuvre risquait d'ailleurs d'en rajouter à ce désastre encore cette année : ce sont les constructions anarchiques et les habitations de fortunes.

Heureusement que les pelleteuses du ministère de la Ville et de l'Aménagement du territoire, y ont mis un peu d'ordre dans le cadre l'opération dite de libération des emprises de la circulation et de récupération des domaines de l'État illégalement occupés. Quant au mois d'août, il s'annonce inéluctablement et chacun plus qu'avant se doit de balayer devant sa porte, courtiser les bacs à ordures affrétés par l'État et ses partenaires à défaut de véritables PME spécialisées dans l'assainissement.

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