Afrique: Grand barrage de la renaissance - Le Soudan et l'Égypte espèrent une réaction de l'ONU

Une importante réunion du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir à New York ce jeudi 8 juillet autour du barrage de la Grande Renaissance éthiopienne, dont la deuxième phase de remplissage a officiellement commencé malgré les mises en garde soudanaise et égyptienne. Face au blocage des pourparlers, l'organe de la sécurité collective des Nations Unies a été saisi par Le Caire et Khartoum, qui ont multiplié les menaces envers l'Éthiopie.

Cela fait des mois que le Soudan et l'Égypte cherchent des soutiens au sein de l'ONU. Leurs ministres des Affaires étrangères sont d'ailleurs présents à New York depuis une semaine. Forts de l'appui écrit de la Ligue arabe et de la convocation du Conseil de sécurité par une présidence française pourtant prudente, ils ont rencontré les membres non-permanents, le groupe arabe et le groupe africain pour faire valoir leur point de vue.

La réunion de jeudi est donc très attendue par les deux pays, qui ont fait d'un accord tripartite avec l'Éthiopie une condition préalable à leur acception du remplissage du réservoir. Un remplissage pourtant démarré par l'Éthiopie mardi, sans leur accord, bien qu'Addis Abeba ait accepté de fournir des données en temps réel aux deux pays en aval du Nil sur les opérations et le débit des eaux captées.

L'Éthiopie est donc sur la défensive. Elle s'est dit « déçue » de l'intervention de la Ligue arabe sur un « sujet qui ne relève pas de sa compétence », a dit son ministère des Affaires étrangères. Des manifestations de la diaspora éthiopienne aux États-Unis sont du reste prévues à New York, pour affirmer le droit de l'Éthiopie à exploiter ses ressources naturelles comme elle l'entend. Pour Addis Abeba, le règlement de cette question doit rester dans le cadre de l'Union africaine, quand le Soudan et l'Égypte cherchent également à impliquer des médiateurs européens, américains, sud-africains et de l'ONU.

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