Congo-Kinshasa: Processus électoral - Martin Fayulu exhorte les confessions religieuses à ne pas désigner leurs représentants à la Céni

Le leader de Lamuka en appelle à la mise en place d'une Commission électorale neutre dont le Bureau serait exclusivement constitué des membres de la société civile.

Dans un entretien accordé, le 9 juillet, à une radio locale, le leader de Lamuka et président du parti politique Ecidé a réfuté la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) récemment promulguée par le chef de l'Etat. Il considère que les modifications apportées à la loi ne garantissent pas l'organisation des élections crédibles, transparentes et démocratiques en 2023.

L'évolution actuelle du processus électoral marquée essentiellement par la promulgation de la loi sur le fonctionnement de la Céni ne serait, pour Martin Fayulu, qu'un stratagème pour justifier le report de la date de l'élection présidentielle. « On n'est en train de nous distraire pour convoquer des négociations pour postposer les élections », a-t-il précisé. A cet effet, l'intéressé a rappelé que la centrale électorale ne peut pas aller au-delà du 23 octobre 2023 pour la convocation de l'électorat au scrutin présidentiel. Ce qui permettra, a-t-il dit, d'organiser l'investiture du nouveau président de la République le 23 janvier 2024.

Pour éviter le dépassement du délai constitutionnel, le président de l'Ecidé propose, l'adoption d'un texte consensuel de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni qui consacrerait la neutralité de ladite institution. Il invite, par conséquent, les confessions religieuses en général et les catholiques et les protestants, en particulier, à faire obstacle au processus en cours en refusant de désigner leurs représentants à la Céni. «Si toutes les confessions religieuses sont proches du peuple et entendent ce que le peuple dit, ils ne peuvent pas cautionner cette forfaiture », a dit Martin Fayulu.

Sans pour autant manifester une quelconque intention de boycotter les prochaines élections, en cas de maintien de la réforme actuelle, le leader de Lamuka a tenu à marquer son opposition face une loi qui plante le décor de la tricherie aux prochaines élections. Il en appelle à une Commission électorale neutre dont le bureau serait exclusivement constitué des membres de la société civile.

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