Burkina Faso: Marches de l'Opposition des 3 et 4 juillet - « C'est de l'opportunisme politique... » (Simon Compaoré, président du MPP)

Le bureau politique national du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé, le lundi 12 juillet 2021, une conférence de presse au siège du parti sis au quartier petit Paris à Ouagadougou. Une sortie au cours de laquelle le président Simon Compaoré et ses camarades ont donné la lecture du parti au pouvoir d'un certain nombre de sujets et de préoccupations relatives à la vie de la Nation. Ce sont notamment la sécurité, la réconciliation nationale et le dialogue politique. Pour Simon Compaoré, les marches organisées par l'opposition les 3 et 4 juillet courant ne sont ni plus ni moins que de « l'opportunisme politique ».

Concernant le premier point, c'est-à-dire la sécurité, les conférenciers ont tout d'abord félicité le chef de l'Etat pour les engagements pris lors de son discours du 27 juin dernier qui se sont traduits de manière concrète par un remaniement ministériel mais aussi à travers d'autres mesures fortes, avant de réaffirmer leur soutien au gouvernement.

« Nous sommes certains que dans les moments à venir les lignes vont bouger de manière substantielle avec les différentes rencontres que le chef de l'Etat a organisées avec les forces de défense et de sécurité et d'autres acteurs », a assuré le président du parti, Simon Compaoré. Convaincus que le Burkina Faso ne viendra pas à bout du terrorisme sans l'implication franche de tous, les orateurs ont appelé à une mobilisation générale de tous les fils et filles du pays.

« Nous lançons un appel à l'ensemble des forces patriotiques à se mobiliser parce que la question aujourd'hui, ce n'est pas de s'organiser pour défendre un régime ou une personnalité, c'est de défendre notre richesse commune, notre dénominateur commun, c'est-à-dire notre patrie », a-t-il ajouté. Parlant des marches organisées par le CFOP les 3 et 4 juillet derniers, les conférenciers se sont dits indignés de la posture adoptée par l'opposition, qui, à leurs dires, est de nature à diviser le peuple burkinabè au moment où on a le plus besoin de l'union de tous pour convaincre l'ennemi commun qu'est le terrorisme.

« Le MPP s'indigne et dénonce les raisons malhonnêtes avancées par le chef de file de l'opposition pour diviser notre peuple au moment où il a le plus besoin de cohésion et d'unité autour du président du Faso et des FDS », a signifié le porte-parole du bureau national Bindi Ouoba qui a lu la déclaration liminaire. A écouter les animateurs de la conférence, l'opposition a voulu exploiter l'émotion suscitée par les actes terroristes pour atteindre des objectifs purement politiciens.

« On n'a pas besoin d'être un politique achevé pour comprendre que c'est de l'opportunisme politique développé sur la base des préoccupations objectives du moment pour atteindre des objectifs bien fixés », a clamé Simon Compaoré. Tout en rappelant que la lutte contre les forces du mal, qui entravent le développement du pays et endeuillent les populations, est une œuvre collective et de tous les instants, Simon Compaoré et ses camarades politiques ont appelé l'ensemble des Burkinabè à bannir les divisions et à travailler à bâtir une union sacrée autour des impératifs du défi sécuritaire que le pays doit relever.

Cette union passera par la réconciliation entre tous les filles et fils du pays. Ils ont par ailleurs réaffirmé le soutien du parti au président du Faso dans la logique d'apaisement de ce dernier à travers la création d'un ministère en charge de la question. Pour finir, les conférenciers ont regretté la posture du CFOP et de ses affiliés, qui a consisté à suspendre de manière unilatérale leur participation au dialogue politique.

Sur les conditions posées par le CFOP pour une reprise éventuelle des discussions, à savoir l'éradication de l'insécurité et la démission du Premier ministre, Simon Compaoré s'est voulu clair : « Seul le président du Faso, qui a été élu par le peuple, est libre à tout moment d'opérer des changements et cela lorsqu'il juge que les circonstances l'exigent ; mais pas sous la roulette et la pression de l'opposition. Ils n'ont qu'à attendre leur tour, quand leur tour viendra ils nommeront le Premier ministre qu'ils veulent et nous n'aurons rien à dire ».

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